Différences entre catholiques et protestants


Les catholiques ont trois choses que les protestants n’ont pas :
Un homme, une femme, une chose1.

* Un homme : le pape qui a le droit de décider ce qu’il faut croire, la morale qu’il faut suivre. Il peut exclure ceux qui pensent autrement que lui. Il a aussi une "hiérarchie" avec des évêques qui ont des pouvoirs exorbitants.

* Une femme : Marie qui est le symbole central de la valorisation de la virginité et d’une certaine idée de la "pureté" absente du monde du travail, de la sexualité, de l’action politique et sociale.

*Une chose : la messe qui est le symbole central de "sacrements" surnaturels ayant la puissance en eux-mêmes de faire intervenir le monde du "sacré" dans la réalité quotidienne ("sacré" de l’hostie, du sacerdoce des prêtres, de l’indissolubilité du mariage, du pouvoir de "pardonner" etc).

Tout ceci n’a rien à voir avec la Bible que les catholiques
lisent comme les protestants.

l’ecclésiologie

L’ecclésiologie est le terme technique par lequel on désigne l’organisation des églises et ce que les fidèles croient à leur propos.

Les protestants organisent leurs églises de façon démocratique ou d’une façon proche d’un système démocratique. Toutefois, les systèmes sont variés selon les églises.

  • Ils élisent tous leurs "cadres" qu’ils soient gestionnaires (le Conseil Presbyteral) ou théologique (le pasteur) soient directement (congrégationnalisme) soit indirectement (système presbytero synodal) ; même quand ils sont épiscopaliens, qui est système hiérarchique comportant des "évêques", (comme les luthériens et les anglicans), l’encadrement est à un certain moment élu par l’assemblée générale des croyants
  • Ils ne prennent pas l’institution écclésiale pour la 4ème personne de la trinité. D’un point de vue théologique, l’église n’est pas une personne morale douée d’une quelconque sainteté : c’est une concession que se font les fidèles pour aider à la pratique du culte et la transmission de la foi
  • Ils n’ont pas de clergé au sens où les pasteurs ne sont pas des intermédiaires entre D.ieu et les hommes ; leur fonction ne leur donne pas de pouvoirs spéciaux. Ils sont juste des gens qui ont eu la chance d’étudier. Idéalement, ils sont élus. (cette tradition se perd). Le pasteur doit avoir un diplôme bac + 4 en théologie (en France, il doit s’y ajouter un diplôme au moins bac + 2 dans une profession profane qu’il doit avoir exercée ou au moins avoir fait des stages professionnels)
  • Dans la plupart des églises protestantes, au moins en
    Europe, les femmes sont admises aux ministères (dernièrement,
    l’élection de Margot Kässmann à la présidence de l’église EKD d’Allemagne, précédemment , en Suisse, Charlotte Kuffer)
  • Les pasteur(e)s sont mariés ; il existe un monachisme féminin minimum auquel on doit l’invention des "infirmières" dans les hôpitaux. Les soeurs diaconesses sont aussi institutrices dans le cadre de coopérations outre-mer.
  • L’office dominical se nomme "le culte" à peu près partout, la messe chez les anglicans et les luthériens de Suède et d’Allemagne comme chez les Hussites.

Canon biblique :

Curieusement les catholiques affirment que les protestants "rejettent" certains livres. C’est une vision réductrice en ce sens qu’ils pensent que l’église catholique, qui n’a finalisé son canon qu’au Concile de Trente, serait une autorité pour les protestants.

Les protestants ne rejettent aucun livre ; ils ont leurs propres critères de sélection des ouvrages à porter au canon. Dans la mesure où ils inaugurèrent la critique textuelle, ils ne considèrent comme inspirés, pour l’ancien testament, que le canon de la Bible hébraïque ; de ce fait, les livres récents de l’ancien testament, dit deutérocanoniques, dont les originaux sont en grec ne sont pas considérés comme inspirés ou sont considérés comme "moins inspirés"

la doctrine

Toute la gamme de doctrines du christianisme se retrouve dans les protestantismes depuis les églises évangéliques jusqu’aux réformés libéraux.

Les doctrines sont fondées sur la Bible et son interprétation constamment actualisée ; chez les catholiques, le Magistère ordinaire (le concile) ou extraordinaire (l’infaillibilité pontificale) et les conciles sont les seuls habilités à dire la doctrine) . Chaque protestant, dit-on plaisamment, est pape la Bible à la main

Le libre examen :

Encourage une liberté de conscience éclairée par des connaissances factuelles dans la lecture de la Bible.

Aucune doctrine n’est "obligatoire" , au moins dans le protestantisme européen ; les luthéros-réformés reconnaissent toutes les professions de foi du christianisme sans en privilégier aucune. La variabilité des doctrines protestantes était l’un des motifs de moquerie lancé par Bossuet.

Cette méthode du libre-examen conduit à la création de l’exégèse scientifique dès le milieu du 19ème siècle, par les protestants allemands dans laquelle les chercheurs, biblistes et/ou théologiens, appliquèrent les méthodes en vigueur dans les sciences humaines pour étudier les littératures anciennes aux textes bibliques. Ils élaborèrent les premières théories connues sous le nom de "problème synoptique" et "Quêtes du Jésus historique".

Ces travaux mirent l’église catholique romaine dans l’embarras et elle lança la crise moderniste qui se déroula depuis le milieu du 19ème siècle jusqu’à Vatican II ; celle-ci eut du retentissement dans les protestantismes aussi bien dans le judaïsme que dans l’Islam.

Les saints

Ne sont reconnus comme "saints" que les personnages bibliques, auxquels aucun culte particulier n’est rendu et aucune intercession particulière ne leur est reconnue.

Les sacrements

Deux sacrements seulement, vu que seuls 2 sont indiqués dans le nouveau testament : le baptême2 et la Cène3.

La "transusbtantiation" qui semble une doctrine si essentielle pour de nombreux catholiques fut développée au Concile de Trente ; elle n’a rien de biblique (sauf lecture matérialiste, bien évidemment)

En ce qui concerne la Cène, les églises issues de la Réforme ont plusieurs théologies, chacune la sienne

le salut

En ce qui concerne les doctrines du salut, la plupart des protestantismes considèrent que seul D.ieu décide qui est sauvé ou pas. Si Luther et Calvin étaient pessimistes et pensaient à une prédestination au mal, donc à l’enfer, les protestants contemporains sont devenus optimistes, considérant que la rédemption est pour tous les hommes.

Les oeuvres

En conséquences :

  • si les "oeuvres" ne servent à rien POUR obtenir le salut,
  • elles sont nécessaires en tant qu’action de grâce pour un salut déjà donné. Elles sont nécessaires PARCE QU’IL y a déjà eu salut

Il en résulte que les protestants sont à l’origine de quantité de mouvements charitables dont on a oublié qu’ils en étaient les auteurs :

  • la Croix Rouge fondée par Henri Dunant,
  • Amnesty International,
  • l’ACAT, Association des chrétiens contre la torture,
  • l’un des deux mouvements des Compagnons du tour de France, les Compagnons du Devoir de Liberté , suite à la Révocation, qui donnait de l’éducation permanente aux ouvriers et des sociétés mutualistes pour la retraite et les soins

notes

1Introduction piquée à Gilles Castelnau, pasteur de l’Eglise Réformée mais entendue dans bien des arrières salles de temples

2Le
baptême, le débat entre les églises
, André Gounelle, les Bergers et les Mages

3la
Cène, sacrement de la division
, André Gounelle, les Bergers et les Mages

indexation

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Published in: on 12 juillet 2010 at 4:02  Comments (23)  

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23 commentairesLaisser un commentaire

  1. Mouais,

    un résumé assez clair mais clairement d’inspiration protestante. Qui me fait penser un peu au livre de Picon / Gagnebin « la foi insoumise ».


    Aucune doctrine n’est « obligatoire » , au moins dans le protestantisme européen ; les luthéros-réformés reconnaissent toutes les professions de foi du christianisme sans en privilégier aucune

    A bon ? et si je déclare que l’homme est sauvé uniquement par les oeuvres ? Pourrais-je être considéré comme protestant ?


    Deux sacrements seulement, vu que seuls 2 sont indiqués dans le nouveau testament : le baptême2 et la Cène3.

    Dire que seul deux sacrements sont indiqués dans le NT, c’est faire peu de cas du fait que le mot sacrement n’est pas issue du NT. Donc après tout dépend ce qu’on appel un sacrement. Voir à ce sujet le travail du groupe de Dombe. On pourrait reprendre cette phrase « Les protestants ne rejettent aucun livre ; ils ont leurs propres critères de sélection des ouvrages à porter au canon. » en disant que les catholiques n’ajoutent pas de sacrement. Ils ont leurs propres critères dessus.

    Sur la transubstantiation, idem. Ce n’est certe pas biblique, mais c’est un vocabulaire qui peut signifier quelquechose de biblique (voir le point de vu d’auteur catholique romain, par exemple dans le bouquin de Léon-Dufour sur le partage du pain eucharistique).

    Par ailleurs vous ne parlez pas des vieux catholiques, qui ne sont ni protestants ni catholiques romains (parcque vous mettez le « pape » dans les critères du catholiscisme, ce qui est discutable).

    Voir mon article à ce sujet :

    • un résumé assez clair mais clairement d’inspiration protestante

      Je ne sais si vous avez remarqué : la note 1 de l’introduction l’exprime clairement. Il n’y a rien de caché.

      si je déclare que l’homme est sauvé uniquement par les oeuvres

      Vous devriez essayer ! Oops !
      Sur le plan des doctrines, la principale différence entre les protestants et les catholiques tient au fait exposé assez clairement par André Gounelle :
      *protestantismes : D.ieu ause à l’homme qui se réunit en Eglise, avec une certaine fluidité des regroupements.
      *catholicisme : D.ieu ause à l’église qui cause à l’homme

      Il en résulte que vous trouveriez bien une église qui professe ça.

      >> »en disant que les catholiques n’ajoutent pas de sacrement. Ils ont leurs propres critères dessus. »

      Les anglicans ont aussi 7 sacrements, ce qui est une exception « qui confirme la règle »
      Il se trouve, donc, que j’ai rien dit de semblable (pas parlé d’ajout de sacrement). J’ai juste énoncé le critère protestant du sacrement.

      >> »Sur la transubstantiation, idem. Ce n’est certe pas biblique, mais c’est un vocabulaire qui peut signifier quelquechose de biblique » (sic)

      Il se trouve que j’ai rien objecté sur le caractère biblique ou non de la chose (LX Dufour dit ce qu’il veut mais quand je cite un auteur catholique, je tâche d’en trouver un qui expose son point de vue sans jargonner, en sorte que chacun perçoive au moins la validité intrinsèque du raisonnement). j’ai donné la date d’invention du concept.

      Avec l’objection précédente, cela fait tout de même 2 fois que vous me prêtez des arrières pensées polémiques, celles là même qu’on trouve dans les textes catholiques qui tentent d’exprimer lesdites différences et le font systématiquement en terme de « manque », « d’omission », voire « d’hérésie ».

      vous ne parlez pas des vieux catholiques, qui ne sont ni protestants ni catholiques romains

      Les vieux catholiques ont adhéré à la convention d’Utrecht ; il est donc caractéristique qu’ils ne sont plus romains mais difficile de dire qu’ils ne sont pas « protestants ». Les églises de la concorde de Leuenberg (une concorde entre églises protestantes européennes qui date de 1967 ou par là) se disent out autant catholiques , c’est à dire universelles. Catholique ne devrait pas restreindre son sens en synonyme de romain.

      J’ai mis l’adresse de votre article dans l’adresse du blogue

  2. Désolé d’avoir répondu si tard. Mais j’avais coché la case « recevoir un courriel » et je n’ai rien reçu.

    Je n’avais pas vu la note de bas de page… et de toute façon je n’ai jamais dit que vous le cachiez – je sais parfaitement que ce blog est tenu essentiellement par des protestants.

    Ne croyez pas que je vous prête des pensé polémique. Personnellement je pense que tout ceci est assez secondaire. Mais pour avoir fréquenté pendant 3 ans des protestants, j’ai constaté chez certains – pas tous heureusement – une certaine paranoïa qui n’est pas meilleur que celle de certains – pas tous- catholiques romains.

    Peut être que les catholiques parle de « manque » et « d’hérésie » mais bon nombre de protestants parle eux en ce qui concerne le catholicisme – qui ne se confond pas avec la catholicité – « d’ajout » ou de « non biblique ». C’est ce que vous faites avec les sacrements, que cela vous plaise ou non…

    Pour ce qui est du terme catholique, vous avez lu dans mon article que je fais la différence entre catholicisme et catholicité. je pense que c’est extrêmement important, et cela éviterait bien des ennuis… et j’y explique pourquoi les vieux catholiques ne peuvent être qualifié de protestant.

    A titre personnel, contrairement à l’avis de André Gounelle, je considère que la principal différence entre catholique et protestant n’ait pas sur l’origine de l’église, même si cela joue, mais sur le place accordé à la sotériologie dans la théologie. Voir par exemple l’accord luthéro-catholique de 1999 qui l’exprime clairement. C’est d’ailleurs ce qui fait que malgrès une licence en théologie protestante je me sens encore catholique.

    Dire que la transsubstantiation fut devellopée au concile de Trente est un peu simpliste. Le concile de Trente l’a certes officialisé (quoiqu’il faudrait vérifier si Latran IV la mentionne pas déja), mais il y toute une histoire par derrière.

    « J’ai mis l’adresse de votre article dans l’adresse du blogue » qu’entendez vous par là ?

    cordialement, et surtout ne vous méprenez pas : je ne vous accuse de rien. Je constate simplement que, comme tout le monde, moi y compris, vous avez un certain nombre d’axiome de base…

    • A mon avis, dès qu’on utilise l’expression « que cela vous plaise ou non », on impose sa vision du monde. Par exemple, vous avez une vision très catholique (au sens de « centralisme peu démocratique ») du monde protestant dans cette remarque :

      Peut être que les catholiques parle de « manque » et « d’hérésie » mais bon nombre de protestants parle eux en ce qui concerne le catholicisme – qui ne se confond pas avec la catholicité – « d’ajout » ou de « non biblique ». C’est ce que vous faites avec les sacrements,

      • il n’y a aucun rapport entre parler d’hérésie et parler de « non-biblique ». L’ECAR se revendique comme une église « à tradition » et donc, baser ses doctrines et son univers sacramentel sur autre chose que la Bible. Si « manque » et « hérésie » sont à prendre en mauvaise part dans pratiquement tous les cas sous une plume catholique, en ce sens qu’elle revendique là d’être une orthodoxie, le caractère non-biblique de certains sacrement est proprement descriptif .
      • Les confessions de foi sont bien un « ajout » par rapport à la Bible
      • les protestants n’ont pas d’organisme de centralisation doctrinale ni d’uniformité dans leurs pratiques liturgiques

      Tout ça ne préjuge d’aucune revendication d’orthodoxie.

      Voir par exemple l’accord luthéro-catholique de 1999 qui l’exprime clairement

      Un accord qui fut aussitôt suivi d’un déni par la remise à neuf des indulgences ; de ce fait, les protestants deviennent de plus en plus dubitatifs devant cet accord

      Le concile de Trente l’a certes officialisé (quoiqu’il faudrait vérifier si Latran IV la mentionne pas déja), mais il y toute une histoire par derrière.

      Les catholiques tentent toujours de faire remonter leurs nouveautés à une antiquité notable tant leur est forte la necessite de paraître immuables.

      • tout une histoire ne veut pas dire remonter nécéssairement à l’antiquité :-)

        et je ne suis pas d’accord quant au fait que le caractère non biblique est simplement descriptif. Il y a bien souvent dans la bouche de ceux qui l’emploie une connotation péjorative (ce qui est tout a fait normal lorsqu’on se revendique du Sola Scriptura)

      • Se revendiquer du « Sola Scriptura » comme source de foi et de salut ne signifie pas ipso facto avoir un regard péjoratif sur ce qui se fait ailleurs.

      • ps : quant à l’accord Luthéro-Catholique de 1999, votre remarque confirme mes propos, que la différence Catholique-Protestant tient bien sur la question de la sotériologie (en dépit du fait que je désapprouve aujourd’hui, comme j’aurais sans doute désapprouvé au 16ème s. l’usage d’indulgence)

        mais encore une fois, je vous livre simplement mon impression quant aux axiomes de bases utilisés dans vos comparaison.

        de culture catholique « romaine » par mon éducation religieuse et protestante par mes études (bien que me situant encore dans l’ECR) j’ai toujour énormement de mal avec les caricatures mutuelles que s’envoie ces deux groupes les uns et les autres.

        quant à la centralité doctrinale et liturgique du catholiscisme, si elle existe bel et bien en théorie, vous n’ignorez pas non plus la grande diversité interne au catholiscime romain …

      • t mon impression quant aux axiomes de bases utilisés dans vos comparaison.

        Si ce sont des comparaisons, d’un point de vue logique, ce ne peuvent être des axiomes. La liberté d’examen exclut le dogme, partant, l’axiome.

        centralisme liturgique

        Bien évidemment je connais des quantités de messes catholiques differentes. Déjà, j’habite dans le « diocèse Gaillot » mais j’ai eu aussi un pied en Italie et plus récemment un pied en Belgique. Je sais donc que la liturgie, la paramentique, le style et le « moelleux » de l’office tout peu changer.

        mais, sauf erreur, l’ordo missae est bien décidé en concile, non ? Et s’il prenait envie au célébrant de dire « les pèlerins d’Emmaus » au lieu du récit de consécration, il se ferait taper sur les doigts par son ordinaire, pour peu qu’une sale langue ne l’ait dénoncé, non ?

      • Pour ce qui est du sola scriptura, je suis ravi de vous entendre dire cela. Mais malheureusement il en rarement ainsi dans la bouche de tout les protestants. D’ailleurs j’ai bien écrit « bien souvent » et non pas « toujours ».

        Par contre je ne vois pas pourquoi le fait que ce soit des axiomes empêchent une comparaison.

        Il ne s’agit pas ici d’une comparaison dans le choix de tel ou tel axiomes, dans ce que vous appelé liberté d’examen. Il s’agit de comparer quels sont les axiomes de bases de deux « système » théologique différent (catholiscisme et protestantisme). De même qu’on peut comparer les axiomes de bases de la physique quantique (avec la dualité onde / particule etc.) et de la physique générale (avec les 4 dimensions, la courbure de l’espace temps créer par la gravitation etc.) sans pour autant choisir entre les deux (bon, mais comparaison est bancale, vu qu’ici il ne s’agit pas d’un « objet » de foi).

        Ce que je disait donc c’est que je suis en désaccord avec ce que vous présenter comme les axiomes qui distinguent catholicisme de protestantisme.

        ps : le système d’avertissement des nouveaux commentaires par courriel ne fonctionne pas.

      • La liberté d’examen ‘est pas un axiome mais un principe. Il ‘y a pas de contenu à la liberté d’examen. Chacun examine en fonction de ses compétences. C’est tout de même une différence fondamentale entre le catholicisme et les protestantisme européens.

        physique quantique

        Je me méfie toujours des comparaisons entre les systèmes religieux et les systèmes scientifiques.

        je suis en désaccord avec ce que vous présenter comme les axiomes qui distinguent catholicisme de protestantisme.

        Je ne présente pas d’axiomes.

        le système d’avertissement des nouveaux commentaires par courriel ne fonctionne pas.

        là, je ne peux pas vous aider. J’ai choisi un blogue tout fait, prêt à l’emploi.

      • je n’ai jamais dis que la liberté d’examen était un axiome.

        Je crois qu’on se comprend très mal.

        Il faut distinguer deux choses :
        – la comparaison méthodique entre deux système de pensée, qui relève d’une démarche scientifique.
        – le choix que chacun fait personnellement quant à son propre système religieux.

        Pour ma part je ne m’intéresse dans ce propose qu’au premier. Et je trouve que votre article (et vos réactions) vous ne posez pas les « bon » critères pour comparer ces deux systèmes (protestantisme vs catholiscisme). Et que cela est dû a vos propre présupposé théologiques (ce que j’appel vos « axiomes »).

      • Pour ma part je ne m’intéresse dans ce propose qu’au premier.

        moi aussi.

        Et je trouve que votre article (et vos réactions) vous ne posez pas les « bon » critères pour comparer ces deux systèmes (protestantisme vs catholiscisme). Et que cela est dû a vos propre présupposé théologiques

        Sauf que, quand on fouille un peu vos critiques , elles reposent moins sur du factuel que sur des procès d’intention. par exemple :
        *votre point sur le sola scriptura où vous voulez faire croire que c’est systématiquement discriminatoire sauf exception)
        *votre identification de la source de mes propos qui eut pu être la bonne , mais qui relevait quelque part de la critique essentialiste.
        En quelque sorte, mes supposés « présupposés théologiques » sont surtout ceux que vous me prêtez (un peu stéréotypiques, il faut dire) et que je n’ai pas forcément.

        Je pourrais jouer au même jeu :
        *vous êtes arrivé dans ces cases de commentaire en m’exposant votre niveau d’études qui est « l’argument d’autorité »
        *vous m’exposez maintenant que mes critères sont « hérétiques »
        Et je pourrais conclure que votre référentiel théologique est franchement apparent.

        LOL !

      • Bonjour !

        Un étudiant en théologie protestante médiéviste se devait de rétablir la vérité : c’est bien Latran IV (dans le canon Utriusque sexus ? à vérifier), qui définit officiellement la doctrine de la transsubstantiation, mais elle est un création du XIe siècle, d’après ce que je me rappelle.

      • P.S. : Mais c’est bien Trente qui lui donne l’importance qu’elle a prise ensuite, en réaction à la consubstantiation luthérienne.

  3. Après vérification, il s’avère que le Concile de Trente est bien le premier Concile à parler de transsubstantiation … mais l’idée se trouve chez des catholiques romains avant.

    En ce qui concerne les cathos romains d’aujourd’hui, la plupart de ce que je connaît ignore ce mot. Par contre il parle à tout bout de champs de présence réelle, sans en comprendre forcément le sens, et surtout en disant que les protestants n’y croient pas. Ce qui est un contre sens, parce que justement ils confonde transubstantiation et présence réelle.

    • Cela ne m’étonne pas. La plupart du temps, je vérifie ce que j’avance. LOL !

  4. 1. Je ne dis pas que le sola scriptura est systématiquement discrimintoire. Je dis qu’il l’est souvent.

    2. La source de vos propos, vous le citez vous même. Et ce n’est pas le fait que ce soit tel ou tel personne que je critique, c’est leur contenu. Quand au terme de « critique essentialliste » je me tairais, ne comprenant pas ce que vous entendez par là.

    3. Quant à mes présupposés théologiques, je vous les ait dit dès le début (ou très tôt). Catholique « romain » de tendance contestataire (i. e. qui ne croit pas que le pape soit investi d’une autorité particulière par le christ).

    4. Mon niveau d’étude n’est pas pour moi un argument d’autorité. C’est un témoignage de ce que j’ai vécu en tant que catholique débarquant chez les protestants.

    5. Je n’ai jamais dit que vos critères étaient hérétiques (puisque moi même je me considère comme hérétique, dans la mesure où j’ai fait des choix). J’ai simplement dit que j’étais en déssacord avec, et que je trouvais la source de notre désaccord dans le fait que nous ne venions pas du même monde. D’ailleurs la notion d’hérésie et d’orthodoxie, j’en ai rien à foutre parceque je sais qu’on est toujours l’hérétique de l’autre.

    Quant au procès d’intention, si je pensais que vous aviez une intention mauvaise, je ne vous lirais pas régulièrement (parceque je ne lis pas que vos réponses à mes commentaires, je lis aussi vos autre billets).

    J’ai l’impression que vous tombez dans une sorte de paranoia là … Je manifeste un désaccord avec vous sur un point et vous dis que certain de vos propos peuvent être mal pris, et vous comprenez que je vous fais un procés d’intention.

    • J’ai l’impression que vous tombez dans une sorte de paranoia là …

      C’est ce qu’on dit de mon genre d’humour Je constate que vous n’avez pas vu le « LOL » qui accompagnait mon propos.

      Votre point 4 : c’est tout de même la première chose qu vous avez dites.
      Votre point 5 : voir plus haut sur « humour« 

      • le LOL étant un mot passe partout maintenant, on en a du mal à comprendre la signification, désolé

  5. ps : quel est d’après vous mon « réferentiel théologique » ?

  6. Il y a une « déclaration de foi » à l’ERF, depuis 1938. Sauf erreur, elle fut rédigée par le pasteur Paul Vergara, alors titulaire à L’oratoire du Louvre. Pour vous faire une idée de l’Oratoire du Louvre, cliquez sur « Lab’Oratoire » dans la bloglist.. Une déclaration, ce n’est pas une « confession » ; je ne vais pas vous refaire le synode de 1873 !

    Pour autant , je vous rappelle que dans le protestantisme, la Bible est seule source de doctrine ; une confession de foi ne saurait la supplanter. De ce fait, je ne vois pas bien ce que vous entendez par « normatif » ?

    La Confession d’Ausbourg était normative tant qu’il y eu une église de la Confession d’Ausbourg. A l’heure actuelle, il y a une église unie « ECAL-ERAL » en Alsace et en Lorraine. Je suppose que, comme les Réformés elle reconnaît « toutes les confessions de foi élaborées par les chrétiens« 

  7. Ah oui ? la variabilité des doctrines selon Bossuet ? C’est sûr qu’il vaut mieux une doctrine immuable dont on croit qu’elle s’inscrit dans le ciel dès que promulguée !!! LOL !!!


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