Alfaric, un mythiste au tournant du 19ème-20ème siècle (2)

l’introduction de cet article, se trouve sous ce lien

La méthode

Alfaric est résolument comparatiste comme on l’est en sont temps depuis Salomon Reinach (son Orpheus de 1909). Vu d’aujourd’hui, on pourrait nommer cela “comparatisme à la louche“. En quelque sorte, cela se ressemble, donc c’est la même chose.

On va donc exposer les thèses d’Alfaric en la matière. On discutera ensuite les options qui
semblent discutables. Chemin faisant, on apportera ce qui se fait et ce que se disent les universitaires de nos jours, si nécessaire.

Comparatisme et syncrétisme selon Alfaric

Il opère :

  • À partir des cultes à  mystères : Attis, Mithra1, Osiris et des autres “fils de Dieu”
  • A partir de 2 présupposés qui demandent à  être vérifiés(discussion, plus bas)
    fusionne les “mentalités”

  • Du fait de l’extension de l’empire romain, les nationalités s’effacent.

Et un troisième :

  • Que la conception du dieu s’unifie.2

Les autres apports à  la source du mythe conté dans les évangiles proviennent de sources juives et de sources esséniennes. Bizarrement, Alfaric distingue les juifs et les esséniens. En fait, comme ex-catholique, il a un modèle jacobin de la religion et ne peut concevoir un judaïsme au premier siècle plus pluriel que ça.

  • Les apports juifs consistent en l’attente du Messie3
  • Les apports esséniens se matérialisent dans le modèle du”serviteur souffrant4

(Lire la suite…)

Nos ancêtres les gaulois

Au moment :

il devient intéressant de se pencher sur l’histoire “des gaulois“, en fait sur les antiquités nationales et ce qu’elles sont devenues.

Une série de 4 émissions sur “les gaulois dans l’histoire de France” fut récemment donnée sur France Culture. J’avais mis de côté les podcasts pour les transcrire parce que ces émissions exposent clairement le rôle de l’idéologie dans l’historiographie et plus précisement l’utilisation politique de l’histoire, qui est un sujet d’actualité.

J’en ai révé et Fabrique de sens l’a fait ! Ce site spécialisé dans la transcription des émissions d’un choix d’emissions de France Culture  inaugure la série de transcriptions de “l’histoire des gaulois

Outre la bibliographie donnée par le site de France culture, il me semble qu’on peut consulter :

  • Nos ancêtres les gaulois de Jean-Louis Brunaux qui fait le point sur les idées jusqu’ici reçues concernant les gaulois pour les non spécialistes

et

  • l’histoire bling-bling de Nicolas Offenstadt  sur le retour du roman national dont une recension se trouve sur le blogue de “passion histoire

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Margot Kässmann, présidente de l’Église d’Allemagne

La nouvelle présidente de l'EKD : Margot Kässmann
Le synode de l’Église évangélique d’Allemagne (EKD), réuni à Ulm (sud), a élu jeudi 28 octobre Margot Kässmann, 51 ans, comme nouvelle présidente pour succéder à Wolfgang Huber, 67 ans, qui ne se représentait pas. Elle a réuni 132 voix sur 142. C’est la première fois qu’une femme accède à la tête de cette Église de 24 millions de fidèles, l’une des plus importantes du monde protestant.

Depuis 1999, cette mère de quatre filles, divorcée, était évêque de l’Église protestante du Hanovre, l’une des 22 Églises membres de l’EKD. Docteur en théologie (elle a soutenu une thèse sur « Pauvreté et richesse, une interpellation pour l’unité de l’Église »), elle a connu une longue expérience pastorale avant de devenir la seconde et la plus jeune femme (41 ans) à accéder à l’épiscopat au sein de l’EKD.

En décembre 2006, l’évêque Margot Kässmann était élue « femme
de l’année
» par les lecteurs du magazine télé allemand à grand
tirage
Funk Uhr. « Elle a réussi, avec quatre enfants, à
occuper un poste qui est à la fois une profession et une vraie vocation
», déclarait
lors de la remise du prix le rédacteur en chef du magazine, Jan von Frenckell. [1]

L’EKD (Evangelische Kirche in Deutschland) en Allemagne

Le tableau des religions[2] en Allemagne est marqué par la parité entre catholiques et protestants (quelque 25 millions de personnes pour chaque confession) sous un aspect un aspect pluraliste et séculier. Les églises issues de la Réforme sont organisées. en Eglises évangéliques régionales ayant pour organe national l’Eglise évangélique d’Allemagne (Evangelische Kirche in Deutschland). Celles-ci coopèrent avec plus de 20 autres Eglises chrétiennes (Eglises orthodoxes, évangéliques libres, vieilles-catholiques, etc.) au sein du Groupe de travail des Eglises chrétiennes (ACK).

Les relations entre l’Etat et la religion en Allemagne se basent sur la liberté de religion garantie par la Loi fondamentale, sur la séparation de l’Etat et de l’Eglise comprise comme la neutralité de l’Etat en matière de philosophie religieuse ainsi que sur le droit à l’autodétermination des communautés religieuses. La Constitution considérant la religion non comme une mission de l’Etat mais comme une mission publique, l’Etat soutient les communautés religieuses. Nombre de règlements légaux ou contractuels (concordats, contrats Etat-Eglises) régissent des questions comme l’enseignement religieux, l’impôt du culte, les aumôneries militaires ou les facultés de théologie. La Loi fondamentale garantit l’enseignement religieux confessionnel comme matière scolaire régulière (mais limitée par les « clauses de Brême » pour les Länder de Brême et de Berlin). Sans préjudice du droit de regard de l’Etat, l’enseignement religieux est dispensé en accord avec les principes de ces communautés religieuses. les Eglises évangéliques régionales possèdent le statut de collectivités de droit public d’un type particulier (ce statut existait avant même la République de Weimar). Il est ouvert à toutes les communautés religieuses ayant suffisamment de membres et offrant des garanties de durée. L’Allemagne étant un Etat fédéral, ce sont les Länder qui sont compétents en matière de culte. Des contrats règlent les relations entre les Eglises ou communautés religieuses et l’Etat allemand ou les Länder. Les contrats de l’Etat avec les églises issues de la Réforme (comme avec les autres communautés religieuses) sont soumis au droit national en raison de leur absence de capacité juridique au niveau international.

L’Eglise évangélique d’Allemagne (EKD), dont le siège se trouve à Hanovre, est une communauté rassemblant les 22 Eglises évangéliques régionales autonomes de confession luthérienne, réformée et unie. Avec 25,4 millions de membres (en 2005) dans 16.100 paroisses, elle représente la plus grande partie des chrétiens protestants en Allemagne.
Les comités directeurs élus de l’EKD (Synode, Conseil et Conférence des Eglises) veillent à la réalisation des tâches de l’EKD qui sont fixées dans la Constitution ecclésiale de l’EKD. Les 120 membres du Synode se réunissent en général une fois par an. Ils adoptent les lois ecclésiales et prennent position sur des questions tant religieuses que sociétales. La présidente du Synode est actuellement Mme Barbara Rinke, maire de la ville de Nordhausen en Thuringe. Le Conseil dirige l’EKD et la représente à l’extérieur. Composé de 15 membres (des laïcs et des théologiens, dont 7 femmes), il est élu pour six ans par le Synode et la Conférence des Eglises. L’évêque Pr. Wolfgang Huber était, jusqu’ici, président du Conseil de l’EKD depuis 2003. Les Eglises évangéliques possèdent elles aussi un réseau d’organisations diversifié, dont la Journée des protestants allemands (KirchenTag), organisée depuis 1949, l’année de fondation de la République fédérale d’Allemagne, tous les deux ans en alternance avec la Journée des catholiques allemands (KatholikenTag). L’Eglise évangélique fait partie du Conseil œcuménique des Eglises (le Conseil mondial des Eglises, dont le siège est à Genève).

Notes

  1. Î Passage piqué à La Croix qui donne aussi un interview de Margot Kassmann de 2007
  2. Î passage piqué à Allemagne • Faits et réalités, Les religions

Voir aussi

Katharine Jefferts Schori, Une femme devient primat anglican

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Publié dans:  on 4 novembre 2009 at 4:06 Laisser un commentaire

Pourquoi les éditeurs français ont-ils falsifié “le Bossu de Notre-Dame” de Victor Hugo ?

Heureusement que Walt Disney (adsl)[1] est venu rétablir la vérité sur le roman de Victor Hugo.

C’est comme ça qu’on sait que

  •  le titre est “le Bossu de Notre Dame” et non “Notre Dame de Paris”
  •  Claude Frollo est un juge, et non un prêtre
  •  Quasimodo est moche, mais s’exprime normalement. Ce n’est pas un débile profond incapable de parler.
  •  A la fin, Esméralda épouse son beau Phébus, et Quasimodo est content. Rien à voir avec la version falsifiée qu’on trouve chez tous les éditeurs du livre, selon laquelle Phébus se moque d’Esméralda, Esméralda finit par mourir pendue et Quasimodo se laisse mourir sur son cadavre… brrr…

Pourquoi a-t-on falsifié toutes les versions “roman” de cette histoire ? pourquoi fait-on croire que Victor Hugo écrivait des histoires sombres, tragiques, désespérées, en un mot romantiques ? Alors que bien sûr il n’a jamais songé à faire d’un prêtre un méchant (pour ne pas heurter les ligues religieuses) et il a bien sûr respecté la loi du Happy End, pour ne pas heurter les ligues de morale familiale…

Brûlez le livre ! il est falsifié ! Seul le dessin animé rétablit la Vérité !

HaCa

note

1 (adsl) = l’amour de D.ieu soit sur lui.

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Google Books

Au moment où les éditions La Martinière et le syndicat des éditeurs francophones attaque HGoogle books en justice pour faire valoir le droit d’auteur et le manque à gagner, j’éprouve tout de même une certaine satisfaction à trouver  en ligne, un livre difficile à acheter en France : God Has Many Names.

Cet ouvrage devrait être à la base de tout enseignement laïc du fait religieux dans nos écoles. D’abord, il initie aux valeurs d’un polythéisme, celui de l’hindousime et relativise le débat que d’aucuns voudraient lancer sur la supériorité intrinsèque de tel monothéisme sur un autre.

Il montre que pour être “bien chez les autres“, il importe d’abord d’être “bien chez soi“. Et pour en profiter un maximum, l’écoute de l’émission “Répliques” d’Alain Finkelkraut du 26 septembre 2009 sur France culture peut être une  excellente postface.

Bibliographie

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