Jan Kofroň, marié, 4 enfants, prêtre catholique romain

Cela se passe  en Tchequie. Jan Kofroň avait été ordonné clandestinement du temps de “l’église  souterraine“.  Benoît XVI a autorisé sa ré-ordination. Normalement, l’ordre ne se reçoit qu’une fois et dure “éternellement” même si le prêtre quitte le sacerdoce pour une raison quelconque, parmi lesquelles celle qui avait éloigné les prêtres de l’église clandestine tchèque : le désaveu de jean-Paul II .

Le compromis actuel, montré par le cas de Jan Kofroň, montre que celui-ci reconnaît implictement qu’il n’a jamais été ordonné auparavant ; de ce point de vue, le désaveu demeure.

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Le Vatican envisage de reconnaître les enfants de prêtres

L’église catholique romaine envisage de reconnaître les enfants que des prêtres ont pu avoir hors mariage, au cours de liaisons parfois durable

Les prêtres catholiques vivant en concubinage, voire des évêques, sont nombreux en Afrique et en Amérique du Sud. En effet, en Afrique, un homme de religion est un homme d’autorité et ne saurait atteindre ce statut sans avoir une femme et surtout des enfants. Et en Amérique Latine, le machisme se confond avec la virilité qui se prouve par des enfants. (source Golias, 2006)

Selon France-Culture ce matin, l’église catholique romaine, instruite par les affaires de prêtres pédophiles en particulier aux USA, ne veut plus se trouver face à un scandale révélé par les tribunaux ou la presse mais entend éviter que les biens du prêtre, c’est à dire de l’église, se soient réclamés par les enfants

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Publié dans:  on 11 août 2009 at 3:52 Commentaires (1)

Dilettantisme : Garrigues et Sentiers

Sur le site Garrigue et Sentiers, “un espace de liberté” où la publication des commentaires, s’ils sont critiques ne s’obtient que par leur publication ailleurs dans un premier temps, je lis sous la plume de René Guyon :

“Pour clore ce débat stérile, je vous précise que je ne me gaussais que de “voyellisation”, qui n’est pas une faute de frappe (contrairement à “rammaire”), mais un barbarisme, un vrai.”

Il faut dire qu’on vient de loin. Plutôt que de répondre à la seule question qui vaille à propos de son article d’étymologie homophonique :

“Donnez nous la preuve que Nombres est une source pour l’auteur de l’apocryphe où la femme au voile est nommée Véronique ?”

René Guyon se lance dans des attaques de diversion :

  • on a eut une demande de contrôle de diplômes :-)
  • on eu des accusations de stratégie agressive,
  • on a eu des remarques que l’orthographe : manifestement, ce monsieur dispose d’un moyen sûr de distinguer les fautes de frappes des fautes d’orthographe, ce dont on ne peut que le féliciter
  • enfin, on croit avoir de quoi m’épingler pour barbarisme à propos de la vocalisation du vav “subversif”
  • Le contexte est donc bien celui du pion rageur d’avoir été contredit. Le débat n’est jamais stérile quand il concerne une étymologie fantaisiste.

    (Lire la suite…)

    Pseudo-science et Pierre

    C’est fou ce qu’on peut avoir de l’imagination sur Garrigues et sentiers où l’on peut lire :

    On peut pour cela partir du sentier classique du texte de Matthieu : en hébreu la pierre est ‘eben, bâtir est banah et l’église est qehillah (celle du qohelet, celui qui convoque à l’assemblée ; le curé, quoi !). Intéressant, n’est-ce pas ? Mais il n’y a pas là de quoi se sentir comblé !

    Sortons donc du sentier et allons respirer la garrigue. Il fait bien chaud, mais cela en vaut la peine ! Regardez : pierre se dit aussi tsour en hébreu… On commence bien ; on persévère… Bâtir se dit aussi yiatsar ; et ce bâtir là signifie plutôt former, créer… Mais créer quoi ? Créer ‘atsarah, bien sûr, cette Église assemblée solennelle, comme dit le dictionnaire Sander et Trenel (la bible de l’hébreu biblique).

    hébreu

    Le problème est que le texte classique de Matthieu est en grec. Juxtaposer des mots d’hébreu avec un dictionnaire n’apporte donc rien au texte, ou plutôt, cette juxtaposition à partir d’une traduction tout de même arbitraire (en ce sens qu’elle ne reflète pas l’esprit du temps), elle apporte les désirs du traducteur.

    Ici, il s’agit d’inventer une assemblée. Si c’est à Jérusalem, nombreuses sont les attestations que Jacques, le frêre du Seigneur y était le patron assez longtemps (e.g. “le judéo-christianisme dans tous ses états”, actes d’un colloque de l’AFCEB).et toutes aussi nombreuses les attestations qu’il n’y avait pas grand monde à convoquer.

    Et puis le dictionnaire n’est pas celui retenu dans les universités : la bible de l’hébreu Biblique serait plutôt le Brown-Driver-Briggs Hebrew and English Lexicon reconnu dans toutes les universités spécifiquement s’il est utilisé en paire avec le Englishman’s Hebrew Concordance of Old Testament: Coded with Strong’s Concordance Numbers qui permet de constater que selon les livres un mot n’a pas toujours le même sens mais qu’ils n’en changent pas arbitrairement.

    du grec ?

    Le fin mot de l’histoire concernant Pierre se trouve dans un apôtre nommé Pierre à partir des “problématiques escamotées”. Cela a l’avantage d’être accompagtné d’un corpus bibliographique académique.

    Conclusion

    On se trouve à nouveau devant une interprétation fantaisiste grosse des présupposés de son auteur. Là encore, le présent article fut passé en commentaire et immédiatement censuré : il y a des gens qui n’aiment pas le débat sauf à le transformer en conflit interconfessionnel.

    Sur le même sujet , le dillettantisme :

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    Pseudo-science et Guématrie

    Sur le blogue Garrigues et sentiers,, sous la plume de René Guyon, je lis

    ” Mais les paroles de Jésus en diront peut-être plus sur le message de Jean :

    - Jésus commence par s’adresser à la mère : femme, voici ton fils, dont la rétroversion en hébreu est à l’évidence ‘ishah hinnéh benerh, dont la valeur en guematria est 27+24+39, soit 90.
    - ensuite, il s’adresse au disciple : voici ta mère ; en hébreu hinnéh ‘immêrha, dont la valeur en guematria est 24+37, soit 61.

    Et il est important de remarquer que :

    - la phrase à la mère, dont la valeur en guematria est 90, lui dit que le disciple est le représentant des Fils d’Israël, beney isr’ael (de même valeur : 26+64), et qu’elle est donc elle-même image d’Israël
    - la phrase au disciple, dont la valeur est 61, lui dit que Marie est la Sherinah, la présence de Dieu au sein de son peuple, dans la Tente du Rendez-Vous ou dans le Temple de Jérusalem puisque mère du disciple, selon jésus.

    Marie est présence de Dieu pour le disciple, elle qui déjà au moment de la visitation à sa parente Élisabeth, racontée par Luc, était une image de l’arche d’Alliance portant Dieu en son sein (Luc 1,39-45). “

    Hébreu ?

    Très franchement, on se demande pourquoi ce détour par l’hébreu ? Les évangiles furent écrites en grec. LLa seule mention d’une possibilité d’un original “dans la langue des hébreux” se trouve dans Eusèbe de Césarée , concerne le texte de Matthieu, donc ni Jean, ni Luc. L’affirmation est attribuée à Pappias, évêque de Hiérapolis dont quelques pages plus loin Eusèbe nous dit qu’il le prend pour un benêt. La langue des hébreux, à l’époque de la rédaction des évangiles, est l’araméen comme en témoignent les Targumim, textes des parashots suivi de traduction commentaire en araméen parce que le peuple ne parle plus l’hébreu.

    Dès qu’on a fréquenté un ouvrage de vulgarisation comme “Aux origines du Christianisme“, livre de poche dirigé par le regretté Pierre Géoltrain, dans la collection “le monde de la Bible“, on sait ce genre de chose. Et si l’on veut approfondir la chose, on peut se procurer “l’Essai sur les origines juives du christianisme” de François Blanchetière au CERF.

    Guematrie

    La guématrie à usage “herméneutique” (enfin, si on veut) fut inventée par Raymond Llul et Pic de la Mirandole , c’est à dire entre le 14ème et le 15ème siècle. Elle fut ultérieurement reprise par le judaïsme comme technique d’éveil de la reflexion, mais chacun sait qu’il y a autant d’explication que de rabbins et il ne viendrait à l’idée d’aucun d’entre eux de faire ce sport sur la traduction d’un texte grec en hébreu. Auparavant, le décompte du total des lettres des mots servait au copiste pour vérifier qu’il n’y avait pas d’erreur de copie entre la ligne du manuscrit original et la ligne du manuscrit copié. Cela tient au fait que, jusqu’au XIIème siècle, les nombres étaient écrits avec des lettres. Les curieux pourront se reporter à l’histoire universelle des chiffres de Georges Ifrah.

    On peut donc penser que les rédacteurs des évangiles n’ont rien mis dans leur texte grec qui fasse rebondir d’un mot grec d’une valeur donnée à un mot de même total.

    Au passage, on remarquera la curieuse graphie “Sherinah” pour “Shekhinah” qui marque le manque d’un cours de civilisation juive.

    Conclusion

    Voici donc un commentaire des plus fantaisistes pour lequel Monsieur Guyon serait bien incapable de donner le moindre universitaire qui cautionne sa façon de faire. Toutefois, on peut lui reconnaître une valeur poétique analogue aux travaux de l’OULIPO, dont les membres, e.g. Roubaud ou Queneau, étaient de grands joueurs de mots.

    Mais pour comprendre ce qu’il en est du contenu des évangiles… cela n’apporte rien… sauf des satisfactions à leur auteur. A ce propos, d’ailleurs, il en est tellement satisfait que ces quelques remarques de littérature, de contexte historique, bref, de l’information sur l’état de l’art, furent d’abord publiées en commentaire sur son blogue mais disparurent en quelques minutes. Il est vrai que sur ce site, la simple demande de preuve de liaison entre les Nombres (livre de l’Ancien Testament) et de l’évangile de Nicodème (apocryphe dans lequel apparait le nom de Véronique) est considéré comme un commentaire musclé. De même, avait été jugé contenant de la rancoeur quelques remarques de bon sens sur l’oecuménisme.

    Reconnaître ses erreurs n’est pas donné à tout le monde.

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