Merlin annonçait Jeanne d’Arc, héroïne gauloise

Ce titre fait référence à la construction du roman national de Henri Martin dans son Histoire de France. Il compacte des réalités diverses, en particulier dans l’utilisation du mythe gaulois, pour en faire une identité nationale.

La construction identitaire musulmane, quand elle tente de faire entrer  Mahomet dans la Bible, semble appartenir au même principe si l’on en croit l’article de Exégèse et Théologie : Deutéronome 18.15,18 fait-il référence à Mahomet ?.

On en vient à se demander si Mahomet serait moins prophète si ses adeptes ne parvenaient pas à trouver moyen de l’insérer dans la Bible ou dans les écritures hindoues comme le fait ce site de prosélytisme “Dawa Center” dont le sous-titre est “utiliser la Bible pour propager l’islam“. On ne peut être plus clair.

Mais le plus amusant est que le webmestre de “Exégèse et Théologie” a démaré son analyse sur un article de wikipédia : « Annonce de la venue de Mahomet » (consulté le 25/10/2009) ! Quand on se reporte à l’article original, on se rend compte qu’il ne s’agit pas d’un article encyclopédique mais purement et simplement d’un article de “catéchisme” musulman dont toute évaluation critique est absente. En particulier, autant l’injonction de donner des sources précises est constante, dans les sujets concernant le christianisme, autant personne n’a songé à évaluer dans cet article, l’utilisation de l’argument d’autorité. On invoque d’un seul jet :

“Ahmed Deedat, Rahmatullah al Hindi, le Pr Hamidullah et d’autres savants du monde musulman”

sans être capable d’attribuer à chacun ce qui lui revient dans le développement de l’article.

Le plus amusant, sans doute à l’insu de son rédacteur, est la mise sur le même plan de “Ahmed Deedat, Rahmatullah al Hindi, le Pr Hamidullah”

  • Ahmed Deedat est un cheikh autoproclamé qui quitta l’école à 16 ans pour devenir vendeur de meubles, puis devint un prédicateur spécialisé dans la conversion des chrétiens avec pour tout viatique les cours de lecture biblique donnée par un certain Fairfax avec des leçons sur “la manière de convertir les chrétiens”. Deedat devint un propagateur de haine.
  • Rahmatullah al Hindi, est un “savant musulman” indien dont les spécialités sont le droit musulman, les mathématiques et la médecine. Il maîtrise l’arabe, le persan et l’ourdou. Aucun diplôme, aucune année d’obtention, aucune université n’est indiquée, dans sa biographie. Néanmoins, il devient “mufti et d’enseignant de la charia” sans autres études religieuses que l’éducation traditionelle. Selon ses souvenirs[1], en 1854, il aurait soutenu une controverse face au pasteur Karl Gottlieb Pfander, missionnaire lutéhrien du courant piétiste. La controverse aurait tourné en défaveur de Pfander.
  • Le Pr Hamidullah est bien plus interéssant. C’est un indien, diplômé de droit international, pratiquant de nombreuses langues [2]et il est l’auteur d ela première traduction du Coran en français en 1959. Dans sa micro-biographie, le site de Medi AzaIez ne reprend pas de l’article de wikipédia les affirmations qu’il serait diplômé de nombreuses universités européennes (Bonn, Sorbonne) mais indique “Il est intégré comme chercheur [3] au CNRS de 1954 à 1978 où il participe aux recherches sur l’orientalisme aux côtés de Louis Massignon et Jacques Berque à qui il apporte la contradiction.”. Et comme la source de la micro-notice biographique est wikipédia, on ne saura jamais sur quels points portait cette contradiction.

Au vu du cursus de ces 3 “savants musulmans“, on se demande ce qui fonde leur “autorité” pour attester que Mahomet serait “un nouveau Moïse” attesté dans le Deutéronome. Mais les néo-salafistes, eux, les croient et entendent le faire croire !

Finalement, je me demande si la différence principale entre les “savants musulmans” quand ils se préoccupent de Bible, et les savants européens quand ils se préoccupent de Coran, ne tient pas au fait que les second, maîtrisent l’arabe, l’araméen, le syriaque et d’autres choses encore qui sont utiles dans cette étude?

notes

  1. Le récit d’en face dit que le débat tournant au vinaigre, le pasteur Pfander décida de s’en retirer mais que nombre de ses auditeurs
    dont les soufis Imad ud-din Lahiz et se convertirent au christianisme.
  2. à l’exception de l’hébreu, du grec, et de l’araméen si utiles pour l’étude de la Bible tant d’un point de vue scientifique que théologique ! Il partage ces exceptions avec les deux autres “savants musulmans” retenus comme “autorité“.
  3. Cette collaboration de plusieurs années est un des épisodes de sa vie en France, avant qu’il ne parte aux USA où il est décédé. Cette collaboration scientifique s’est faite avec le soutien au moins institutionnel du CNRS, toutefois Hamidullah n’avait pas de poste au CNRS. Maxime Rodinson (Mahomet, p.241) : montre quelques biais apologétiques du savant professeur.

Voir aussi

Mais pourquoi donc les musulmans falsifient-ils la Bible ?

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Le voile, le niqab et la burka ne sont ils que des “tenues vestimentaires” ?

Avec les séances de la commission parlementaire sur la burka, Des groupes arabo-musulmans demandent si “c’est bien le rôle d’un gouvernement de s’occuper de détails vestimentaires” et d’embrayer sur la critique d’une “pseudo-laïcité” et sur les lamentations sur l’entrave aux droits de l’homme que représenterait une législation sur ce thème. Si les questions de Burka , de voile ou de niqab n’étaient qu’une affaire de “tenue vestimentaire“, on ne verrait pas ces musulmans et eux seuls monter aux créneaux pour défendre ces accessoires de mode. Si l’on peut mettre une femme pour tenir ce discours, c’est encore plus chic ; certaines, souvent des converties, parlent de “haine du voile” de la part des “occidentaux” là où une réelle analyse devrait trouver une expression plus exacte comme “interrogation sur le voile et sur la ségrégation visuelle des femmes dans l’espace public” .

On peut donc dire que l’allégation “tenue vestimentaire” est un euphémisme destiné à banaliser et camoufler une préoccupation politique : marquer les femmes musulmanes dans l’espace public et montrer, par là, les limites d’un territoire virtuel quoique communautaire . Or, ce territoire n’est pas anodin : il s’agit de celui de l’islamisme, c’est à dire du fondamentalisme musulman.
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Pourquoi les éditeurs français ont-ils falsifié “le Bossu de Notre-Dame” de Victor Hugo ?

Heureusement que Walt Disney (adsl)[1] est venu rétablir la vérité sur le roman de Victor Hugo.

C’est comme ça qu’on sait que

  •  le titre est “le Bossu de Notre Dame” et non “Notre Dame de Paris”
  •  Claude Frollo est un juge, et non un prêtre
  •  Quasimodo est moche, mais s’exprime normalement. Ce n’est pas un débile profond incapable de parler.
  •  A la fin, Esméralda épouse son beau Phébus, et Quasimodo est content. Rien à voir avec la version falsifiée qu’on trouve chez tous les éditeurs du livre, selon laquelle Phébus se moque d’Esméralda, Esméralda finit par mourir pendue et Quasimodo se laisse mourir sur son cadavre… brrr…

Pourquoi a-t-on falsifié toutes les versions “roman” de cette histoire ? pourquoi fait-on croire que Victor Hugo écrivait des histoires sombres, tragiques, désespérées, en un mot romantiques ? Alors que bien sûr il n’a jamais songé à faire d’un prêtre un méchant (pour ne pas heurter les ligues religieuses) et il a bien sûr respecté la loi du Happy End, pour ne pas heurter les ligues de morale familiale…

Brûlez le livre ! il est falsifié ! Seul le dessin animé rétablit la Vérité !

HaCa

note

1 (adsl) = l’amour de D.ieu soit sur lui.

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Mais pourquoi donc les musulmans falsifient-ils la Bible ?

Comme chacun le sait, une doctrine musulmane affirme que la Bible est falsifiée et que c’est là-même la raison de la descente du Coran sur Mahomet. Une autre doctrine affirme que la preuve que la Bible est falsifiée, c’est qu’elle annonçait la venue de Mahomet avant que juifs et chrétiens ne la falsifient !

Toutefois, ce serait si pratique de trouver un verset dans lequel le nom de Mahomet  soit présent ? 

Le site de prosélytisme “Aimer Jésus.com” ne recule devant aucun sacrifice. Voici qu’il nous annonce que le nom de Mahomet se trouve dans le cantique des cantiques au chapitre 5, au verset 16 ! Un scoop, n’est-il pas ? son explication se trouve ici.

Malheureusement, c’est une lecture falsifiée : le type d’erreur que pratique le débutant quand il sait à peine lire et ne sait pas repérer le pluriel.   Dans le verset  en question :

חִכּוֹ, מַמְתַקִּים, וְכֻלּוֹ, מַחֲמַדִּים; זֶה דוֹדִי וְזֶה רֵעִי, בְּנוֹת יְרוּשָׁלִָם. 

ils veulent reconnaitre “muhamad” dans ce mot : מַחֲמַדִּים

Malheureusement pour eux, dans la lettre mise en plus grand, ils lisent un “hé”comme dans וְזֶה alors qu’il s’agit d’un “het”, une lettre qui se lit en râclant la gorge comme le “ch” allemand ou la “jota” espagnole. La différence entre le “hé” qui serait nécessaire pour obtenir Mahomet, est emarquable à la petite fenêtre dans le “hé” qui n’existe pas dans le “het”. On s’amusera comme il se doit à l’évocation de la “parfaite transliteration de l’arabe“  car, au temps de la rédaction du Cantique des Cantiques la langue arabe n’existait pas même en rêve.

Merveilleuse invention que ce “pluriel de majesté” qui n’existe pas dans l’hébreu biblique ; la comparaison  avec “elohim“, mot qui signifie D.ieu et est toujours acccordé au singulier, ne tient pas la route. D’une part, elohim, selon le BDB-Thayer, est un pluriel de “El”, nom connu aussi comme celui d’une divinité ougaritique, mais le singulier, quand il revêt une forme féminine, en est eloah et non ce que dit le site prosélyte. Cette forme singulière est attestée surtout dans Job et fort peu ailleurs, en sorte qu’il est difficile d’en faire la forme générique du singulier.

La traduction de la Septante, réalisée bien avant que le Coran existe, ne laisse aucun doute là-dessus :

φάρυγξ αὐτοῦ γλυκασμοὶ καὶ ὅλος ἐπιθυμία· οὗτος ἀδελφιδός μου, καὶ οὗτος πλησίον μου, θυγατέρες Ιερουσαλημ.

il n’est donc pas question ici de Mahomet, ma’khamadim n’étant pas un nom propre, mais une qualité, un adjectif, d’autant plus que ce mot est ici utilisé au pluriel.

Et la traduction Segond est juste :

“il n’est que douceur (ou charme).”

Mais pourquoi donc les musulmans recopient-ils cette grossière erreur de lecture partout sur leurs forums ? Pourquoi falsifient-ils la Bible ? Pourquoi se donnent-ils l’air de connaître l’hébreu alors que ce n’est pas le cas et qu’à n’importe quel carrefour de web, ils risquent de tomber sur un quidam qui l’a réellement appris et ne manquera pas de leur faire remarquer ce ridicule ? 

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Google Books

Au moment où les éditions La Martinière et le syndicat des éditeurs francophones attaque HGoogle books en justice pour faire valoir le droit d’auteur et le manque à gagner, j’éprouve tout de même une certaine satisfaction à trouver  en ligne, un livre difficile à acheter en France : God Has Many Names.

Cet ouvrage devrait être à la base de tout enseignement laïc du fait religieux dans nos écoles. D’abord, il initie aux valeurs d’un polythéisme, celui de l’hindousime et relativise le débat que d’aucuns voudraient lancer sur la supériorité intrinsèque de tel monothéisme sur un autre.

Il montre que pour être “bien chez les autres“, il importe d’abord d’être “bien chez soi“. Et pour en profiter un maximum, l’écoute de l’émission “Répliques” d’Alain Finkelkraut du 26 septembre 2009 sur France culture peut être une  excellente postface.

Bibliographie

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