Dilettantisme : Garrigues et Sentiers


Sur le site Garrigue et Sentiers, « un espace de liberté » où la publication des commentaires, s’ils sont critiques ne s’obtient que par leur publication ailleurs dans un premier temps, je lis sous la plume de René Guyon :

« Pour clore ce débat stérile, je vous précise que je ne me gaussais que de « voyellisation », qui n’est pas une faute de frappe (contrairement à « rammaire »), mais un barbarisme, un vrai. »

Il faut dire qu’on vient de loin. Plutôt que de répondre à la seule question qui vaille à propos de son article d’étymologie homophonique :

« Donnez nous la preuve que Nombres est une source pour l’auteur de l’apocryphe où la femme au voile est nommée Véronique ? »

René Guyon se lance dans des attaques de diversion :

  • on a eut une demande de contrôle de diplômes🙂
  • on eu des accusations de stratégie agressive,
  • on a eu des remarques que l’orthographe : manifestement, ce monsieur dispose d’un moyen sûr de distinguer les fautes de frappes des fautes d’orthographe, ce dont on ne peut que le féliciter
  • enfin, on croit avoir de quoi m’épingler pour barbarisme à propos de la vocalisation du vav « subversif »
  • Le contexte est donc bien celui du pion rageur d’avoir été contredit. Le débat n’est jamais stérile quand il concerne une étymologie fantaisiste.

    un cas d’étymologie fantaisiste

    Si ce qui suit n’est pas clair, on peut s’aider de ce résumé de grammaire hébraïque produit par le professeur Ingelaere la Faculté de Théologie Protestante de Strasbourg (faculté d’état, donc enseignement supérieur obéissant aux règles de recrutement de la fonction publique ).

    aride mais nécessaire

    Pour mémoire, devant un verbe en hébreu biblique, la présence du vav introduit un renversement d’aspect. Pour dire vite, une action dont la partie principale du verbe dit qu’elle est « à faire » ou « à terminer »,(inaccomplie) dès que le verbe est précédé de cette particule, l’action qu’il décrit est considérée comme faite (accomplie). La réciproque est vraie (une action faite devient à faire)

    Déjà, on peut se poser des questions sur les compétences du donneur de leçons qui nous confie plus haut dans son commentaire :

    « le « vav » de « virounéka » est conjonctif et non inversif (ce qui ne doit pas beaucoup changer la teneur de ma phrase) »

    On se demande bien comment le « vav » dans ce texte, placé devant un verbe, souffrirait une exception. Bien évidemment Monsieur Guyon affirme mais ne donne aucune raison grammaticale concrète. Les cas d’exception existent mais, dans le passage proposé, elle n’est ni flagrante ni nécessaire. On comprend qu’il tient surtout à justifier sa traduction et son interprétation, et que, pour cela, il souhaite éliminer toute autre possibilité.

    D’autant que le radical du verbe est « het-noun-noun » en sorte que dans la circonstance la graphie « vav yod het noun » avec daguesh dans le noun, suivi d’un pronom personnel Ka, le yod placé devant marque bien un inaccompli en sorte que le vav marque bien une conversion à l’accompli, accompli reconnu dans le Brown Drivers-Briggs Hebrew and English Lexicon (Hendrickson 5ème édition, 2000) pour « Nombres, 6 ».

    Cette pseudo-étymologie de Véronique devient une arnaque quand, non contente de faire un anachronisme de 12 siècles,elle ne tient pas compte de l’hébreu : « Virounika » est vraiment une belle arnaque. Le mot hébreu, dans le Livre des Nombres, est « Vikhunnika » ou kh simule un « h râcleur » quelque chose qui sonne comme le ch allemand ou la jota espagnole. La falsification a consisté à transformer le H racleur (Het) en R et à « oublier » les deux Noun.

    Dans une langue consonantique, comme l’hébreu, seules les consonnes sont solides ; quelques unes, les quiescentes, s’évaporent dans certaines circonstances, comme le noun dans le présent exemple, mais elles laissent une trace, ici, un daguesh dans le noun qui reste.

    Un peu plus loin, …. d’un côté il convient que la vocalisation « traditionnelle » (moi, je dirais la plus fréquente : l’association vav iod avec le vav vocalisé en « a » est quasiment un « flag » de l’inaccompli converti. Se reporter à Genèse 1 pour se faire une idée) du vav dans cette usage est « va » quoiqu’ayant rencontré justement dans Nombres 6 une forme autre, avec un hireq; de l’autre, il considère comme barbarisme la forme « traditionnelle » pour le verbe considéré que j’avais donnée …. Je me demande bien comment cela pourrait être un barbarisme quand ledit verbe, rendu inaccompli dans 2 Rois 1 13 par le même vav est vocalisé d’un son « a ». D’accord, c’est une forme « hitpaël » (forme intensive réciproque). Donc, la forme « va » existe avec ce verbe et l’accusation de barbarisme est bien celle d’un pion rageur.

    Et là, en fait, on meurt de rire : l’accusation de barbarisme (l’estocade quand on s’adresse à un vieux prof’ de fac et qu’on vient de demander une liste de diplômes) suppose de considérer que la vocalisation d’une langue consonantique est gravée dans le marbre (faute de quoi, il ne parlerait pas de « barbarisme »). Pourtant, on trouve des vocalisation avec un son i, avec un e, avec.. Le texte fut d’abord écrit avec les seules consonnes et la vocalisation n’intervient qu’au début de notre ère. La seule règle qui lui soit connue consiste, pour les massorètes, à enregistrer toutes les prononciations régionales.

    Ils sont donc assez mal partis, les frêres catholiques avec ce type d’enseignant :

    « Je suis marié, père et grand-père, je ne suis pas diplômé d’hébreu, ni de théologie ; simplement passionné par la Parole de Dieu, par cette langue et les racines juives du christianisme. J’ai écrit trois livres sur la Bible, dont deux publiés à compte d’auteur et animé dans mes paroisses successives des parcours bibliques qui ont rencontré un certain succès. J’ai été membre pendant plus de dix ans d’une communauté catholique à vocation œcuménique, dans laquelle j’ai exercé quelques responsabilités locales et régionales, participant en particulier à l’animation de cycles de formation pour adultes. »

    On comprend mieux pourquoi les publications furent « à compte d’auteur ».

    étymologie grecque

    Pour en revenir à l’étymologie de Véronique, le dictionnaire grec-français Magnien-Lacroix (Belin, éd. de 1969), ce nom apparaît également sous la forme de « Βερονίκη » (Beronikê) chez Plutarque. Il s’agit d’une forme macédonienne où le verbe berein, « porter », qui correspond au verbe grec pherein, est suivi du mot nikê (« victoire »). D’après le même dictionnaire, ce verbe est construit sur la racine sanscrite bher-, qui signifie « porter ». « Bérénice » est un prénom féminin usuel dans l’Antiquité macédonienne ; entre autres, il fut celui de plusieurs reines de la dynastie alexandrine des Lagides, à commencer par Bérénice Ière, la troisième épouse de Ptolémée Ier Sôter.

    A ce moment du raisonnement, on retrouve ce cher Michel Louis Lévy, toujours prêt à soutenir n’importe quel propos pourvu qu’il rencontre celui de son gourou, Bernard Dubourg, (ici, un original hébreu au nouveau testament) un génie méconnu heureusement publié par Philippe Sollers, jouant là le rôle des éditions Romillat. Il déclare fortement :

    « Vi’hounika » est pourtant plus convaincant que « porteur de victoire » ( qui devrait être Phérénice, comme Nicéphore) ou « Vraie icône » (qui devrait être Vériquône). »

    et va même jusqu’à y consacrer un billet trouvant l’argument « pertinent » ! Or, nous avons constaté que Michel Louis Lévy ne savait ni le grec ni l’hébreu mais aimait à donner l’impression qu’il est compétent en langues anciennes au point d’aller contre le Magnien qui spécifie pourtant que le grec de Bérénice est une version macédonienne comme il est cohérent pour une princesse lagide (dynastie macédonienne installée après la conquête d’Alexandre).
    L’Encyclopedia Britannica donne :

    « Il est intéressant de noter que la dérivation fantaisiste du nom de Veronica à partir des mots « Vera Icon » (eikon), « image fidèle », remonte aux Otia Imperialia (III 25) de Gervais de Tilbury (vers 1211) ». » Et dans la Catholic Encyclopedia, citée dans l’article : « C’est ainsi qu’elle est désignée dans plusieurs textes médiévaux. »

    La Catholic Encyclopedia de 1913 développe la construction du développement de la légende admet que, peu à peu, l’imagination populaire a confondu ce mot avec le nom d’une personne et y a joint plusieurs légendes qui varient selon le pays. La première mention de « Veronica » apparaît au Moyen Âge, en Europe occidentale, et non pas à Jérusalem au Ier siècle, n’en déplaise aux faux hébraïsants qui prétendent le contraire.

    faux hébraïsants

    Ce petit détail, entre grec et grec macédonien, échappe à Michel Louis Lévy qui ne connaît d’hébreu que les transcriptions fantaisistes (euphémisme) de Dubourg et de grec que ce que répète Dubourg (le grec du nouveau testament serait hellénistique et donc dévalué en regard de l’attique). Michel Louis Lévy reprend textuellement la graphie fantaisiste de René Guyon sans la moindre vérification ni dans le texte biblique qu’il serait incapable de déchiffrer, ni dans un dictionnaire nous donnant là si cela était nécessaire, un indice supplémentaire qu’il ne connaît pas un mot d’hébreu.

    Le mépris de Dubourg, répété sans examen, par Michel Louis Lévy, pour le grec « hellenistique » est une conception européenne de l’autochtonie (Comment être autochtone : Du pur Athénien au Français raciné et Les Grecs et nous : Une anthropologie comparée de la Grèce ancienne) propre au premier tiers du 20ème siècle comme l’a montré Marcel Détienne. Avant de décider de tout sans avoir les connaissances de base, Mchel Louis Lévy devrait se tenir au courant des publications sur les sujets qui lui tiennent à coeur. Il est vrai que lui demander cet effort semble impossible : non seulement il soutient la théorie mythiste de Dubourg, mais il soutient aussi les théories de David Rohl sur la nouvelle chronologie comme le montre son enthousiasme dans Wikipédia ! En quelque sorte, dès qu’une théorie sur la composition de la Bible Ancien et Nouveau Testament ne tient pas la route, il se précipite dessus pour la promouvoir ! On ne peut que s’interroger sur ce manque de flair ! Un mauvais Karma ? une véritable ignorance ?

    Alors, d’où sort cette élucubration ?

    Elle sort du livre d’une auteure que Albin Michel, édition avec une forte expérience du fait religieux, ne publie plus. Quand on interroge le site de Albin Michel surMarie Vidal, il répond qu’il n’a rien à ce nom quoique le précédent ouvrage de cette dame ait été publié chez eux et soit passé en poche. Devant ce phénomène, on a tout lieu de penser que la séparation ne fut pas franchement simple.

    Marie Vidal, dont son actuel éditeur nous dit que est exégète et chargée d’enseignement (où ça ?), est donc allée porter son manuscrit chez Romillat

    Dans la rubrique « Terra Hebraïca » (pourquoi « Terra » ? pourquoi le latin ? voici des questions sur le symbolique de la collection qui devraient être interrogés.), cette éditeur publie de l’histoire ponctuelle et mémorielle du judaïsme ; en sorte que le titre de Marie Vidal se situe, en quelque sorte, « hors collection » Romillat : Jésus et Virounèka. La quatrième de couverture dit :

    « Au centre de ce livre, Véronique est l’archétype du disciple »

    On comprend pourquoi Albin Michel n’en a pas voulu.

    Véronique n’est pas un personnage « biblique ». Selon les Acta Sanctorum publiés par les Bollandistes à la date du 4 février, il s’agit d’une femme pieuse de Jérusalem qui, poussée par la compassion lorsque Jésus-Christ portait sa croix au Golgotha, lui a donné son voile pour qu’il pût essuyer son front. Jésus accepta et, après s’en être servi, le lui rendit avec l’image de son visage qui s’y était miraculeusement imprimée. Toutefois, cet épisode n’est pas rapporté par les Évangiles. On ne peut parler de disciple au sens courant du terme dans les classifications du christianisme.

    Faire de « Véronique » un archétype de disciple, c’est un peu comme faire de Marie-Madeleine « le disciple préféré » alors que ce personnage est tout aussi construit sur le nombre improbable de Marie au pied de la croix et sur l’imprécision du personnage de la femme au parfum.

    La revue Etudes, Tome 394 2001/6 , ne s’y est pas trompée ; elle déclare dans sa recension :

    « Est-ce à dire qu’un tel ouvrage offre toutes les garanties de justesse tant sur le plan historique que sur le plan de l’intelligence de Jésus ? L’auteur joue d’une sensibilité particulière au contexte juif, aux références à la religion juive, et, comme telle, cette sensibilité est respectable. Est-elle susceptible de faire l’unanimité ? L’ignorance des évolutions du judaïsme, en particulier après les premières décennies du développement du christianisme, qui ont contribué à façonner le judaïsme actuel, lui fait enseigner une sorte de judaïsme immuable dont ce christianisme se serait indûment coupé. En outre, l’autorité accordée au texte massorétique, lui aussi fixé au début de l’ère chrétienne, risque de renforcer cette simplification des données, alors que la révélation d’un certain nombre de textes dits apocryphes du Nouveau Testament révèle, entre juifs restés exclusivement liés à la Torah et juifs se réclamant de Jésus, des différences et des tensions qu’on ne pourra longtemps passer sous silence »

    Bien évidemment, René Guyon ne donne pas cette source.

    On peut s’interroger sur le lien avec les élucubrations de Bernard Dubourg, par exemple de la façon suivante.

    Dès le 4 septembre 2006, le site Garrigues avait repris à son compte une pseudo-étymologie dubourgienne (« Arimathie » trafiqué pour devenir « ‘ararey-moth » voulant montrer là une relation du personnage à la mort) . Celle-ci avait été introduite sur Wikipédia le 6 mars 2006 par Michel Louis Lévy, toujours sans vérifier, car, si c’est Dubourg, c’est parole d’évangile !🙂

    Le 10 octobre 2006, une très mystérieuse IP a introduit sur sur Wikipédia une autre pseudo-étymologie dubourgienne (un traficotage entre le nom « Cyrène » et le mot qeren). Le 2 avril 2007, celle-ci a été reprise sur Garrigues . Et le 25 juillet 2008, une très mystérieuse IP a introduit le site Garrigues dans l’article de Wikipédia concerné . Et Monsieur Guyon tient beaucoup à ce que son site soit placé en référence dans les articles de wikipédia , introduit le 25 juillet 2008, par … Michel Louis Lévy

    conclusion provisoire

    Grâce à de tels contributeurs, Wikipédia devient le catalogue des théories farfelues émises par des auteurs non reconnus. « Il le faut croire puisqu’ils le disent », c’est ce qu’on trouve chez Pascal dans la 5ème Provinciale. Les professeurs de seconde nous montraient déjà l’ironie de cette phrase.

    Savez-vous que Voltaire se battait déjà contre des pseudo-philologues, créateurs d’étymologies fantaisistes, dont il disait que pour eux les voyelles ne comptaient pas et les consonnes n’avaient que très peu d’importance. Pour ces gens-là il était évident que les empereurs chinois portaient les mêmes noms que les pharaons d’Égypte et l’empereur Ki correspondait au pharaon Atoès : il suffit pour le voir de remplacer « K » par « A » et « i » par « toès »

    Merci à Gustave Graezlin et à Addacat, qui m’a autorisé à reprendre quelques unes de ses percutantes recherches et analyses.

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    2 commentairesLaisser un commentaire

    1. Vous écrivez : « Pour mémoire, devant un verbe en hébreu biblique, la présence du vav introduit un renversement d’aspect. Pour dire vite, une action dont la partie principale du verbe dit qu’elle est “à faire” ou “à terminer”,(inaccomplie) dès que le verbe est précédé de cette particule, l’action qu’il décrit est considérée comme faite (accomplie). La réciproque
      est vraie (une action faite devient à faire)
      […]“Nombres, 6″. »
      —————————–
      Ma réponse :
      Le vav « souffre un exception » parce que cette bénédiction est une énumération de 6 verbes (3 versets de deux verbes chacun, dans un balancement parfait). Il s’agit de 6 souhaits, qui sont en hébreu des verbes à l’inaccompli (quelque chose comme un futur).
      Si l’on suit votre théorie, les trois verbes non précédés du vav sont des inaccomplis (futur) et les trois précédés du vav sont des inaccomplis inversés, c’est-à-dire des accomplis (passé) :
      YHWH te bénira et t’a gardé ;
      YHWH fera pour toi rayonner son visage et t’a fait grâce ;
      YHWH te découvrira sa face et t’a apporté la paix.
      Curieuse bénédiction, au demeurant.
      Et je vous confirme que The analytical Hebrew and Chaldee Lexicon de Benjamin Davidson mentionne, page 309 : « with conj. vav [for veyechouneka, veye’] avec un renvoi (e) vers Nombres 6,25.
      Traduction de Chouraki, qui connaissait un peu d’hébreu :
      YHWH te bénira, il te gardera
      YHWH illuminera ses faces vers toi, il te graciera
      YHWH portera ses faces vers toi, il mettra en toi la paix.
      Tout cela me semble inaccompli ; ce n’est pas l’agnostique que vous êtes qui me contredira.
      Et il y a bien une exception flagrante et nécessaire !
      ——————————-
      Vous écrivez : « Cette pseudo-étymologie de Véronique devient une arnaque quand, non contente de faire un anachronisme de 12 siècles, ne tient pas compte de l’hébreu : « Virounika » est une belle arnaque. Le mot hébreu, dans le Livre des Nombres, est « Vikhunnika » ou kh simule un “h râcleur” quelque chose qui sonne comme le ch allemand ou la jota espagnole. . La falsification a consisté à transformer le H racleur (Het) en R et à « oublier » les deux Noun.
      Dans une langue consonantique, comme l’hébreu, seules les consonnes sont solides ; quelques unes, les quiescentes, s’évaporent dans certaines circonstances, comme le noun dans le présent exemple, mais elles laissent une trace, ici, un daguesh dans le noun qui reste. »
      ———————————
      Ma réponse :
      Sur le dernier point, mineur, je remarque que « votre » vera icona est écrite avec un « r » (sans h râcleur) et avec un seul « n » Et j’ajoute une nouvelle fois que cela donne « vericona », ce qui est bizarre (mais amusant !).
      Je constate aussi que la première phrase de vous que j’ai citée ci-dessus est pratiquement exactement celle qu’a écrite un(e) pseudo Addacat, « gendarme » sur Wikipedia dans la discussion ouverte par les modérateurs du site à mon propos. La seule différence est qu’en modifiant (pour y introduire la notion d’« arnaque ».) le début de la phrase « pompée » (avec son accord, à ce que vous dites) chez Addacat vous avez « ajouté un chat », c’est-à-dire généré une rupture de construction (quand… ne tient pas compte). Vous auriez fait un mauvais copiste… mais vous auriez été sauvé par la guematria !
      ———————————————
      Vous écrivez : « Un peu plus loin, …. d’un côté il convient que la vocalisation “traditionnelle” (moi, je dirais la plus fréquente : l’association vav iod avec le vav vocalisé en “a” est quasiment un “flag” de l’inaccompli converti. Se reporter à Genèse 1 pour se faire une idée) du vav dans cette usage est “va” quoiqu’ayant rencontré justement dans Nombres 6 une forme autre, avec un hireq; de l’autre, il considère comme barbarisme la forme “traditionnelle” pour le verbe considéré que j’avais donnée …. Je me demande bien comment cela pourrait être un barbarisme quand ledit verbe, rendu inaccompli dans dans 2 Rois 1 13 par le même vav est vocalisé d’un son “a”. D’accord, c’est une forme “hitpaël” (forme intensive réciproque). Donc, la forme “va” existe avec ce verbe et l’accusation de barbarisme est bien celle d’un pion rageur. »
      ———————————————
      Ma réponse :
      Ce que vous dites là est très intéressant et nous permet de mieux comprendre qui vous êtes.
      Vous citez 2 Rois 1 13. Malheureusement pour vous, il n’y a aucune trace « dans dans » ce verset du mot que vous évoquez. En voici le texte : « Le roi envoya encore un troisième cinquantenier et sa cinquantaine. Le troisième cinquantenier arriva, plia les genoux devant Élie et le supplia ainsi : “Homme de Dieu ! Que ma vie et celle de tes cinquante serviteurs que voici aient quelque prix à tes yeux !“ » (trad. BJ)

      En revanche, on trouve en 1R 8,63 (repris en 2Ch 7,5) sinon ce mot, du moins une forme verbale qui lui ressemble : il s’agit de vayachenekhou (ou je garde le kh pour translittérer le kaph sans daghesh, utilisant ch pour le chet).
      Je rappelle que vous avez écrit : « d’autant que le radical du verbe est “het-noun-noun” », puis je note quand même tout de suite une différence. Le mot ne se termine pas par un kaph (pronom personnel masculin à la 2e personne du singulier), mais par un vav prononcé ou et n’a pas de daghesh dans le noun.
      Pourquoi ?
      Parce que – et c’est TRÈS IMPORTANT – le verbe de ce verset 1R 8,63 N’EST PAS LE VERBE chanan et N’EST PAS à la forme hitpaël, contrairement à ce que vous affirmez.
      Il s’agit du verbe chanakh à la 3e personne du pluriel de la forme QAL du mode inaccompli inversé par le vav. Et comme ce verbe se termine par un kaph et non un noun, rien ne disparaît et il n’y a pas de daghesh dans le noun, comme vous auriez dû vous en apercevoir si vous aviez pris la peine de vérifier votre référence.
      Le sens est : ils dédièrent (le temple de YHWH). Et vous admettrez qu’il est difficile de faire grâce à un temple…
      Je vous confirme, là encore, que The analytical Hebrew and Chaldee Lexicon de Benjamin Davidson mentionne ce verbe, page 309, à la ligne suivant la précédente, comme aurait dit l’autre, avec la mention :« vav conv. », cette fois.
      ——————————————————

      Vous écrivez : Déjà, on peut se poser des questions sur les compétences du donneur de leçons… Ils sont donc assez mal partis, les frêres (sic) catholiques avec ce type d’enseignant.
      ———————-
      Ma réponse :
      Effectivement, ceux qui vous lisent ici devraient commencer à se poser de vraies questions sur vos « compétences » et votre « dilettantisme » ; et les frères catholiques à qui vous avez la prétention d’enseigner l’hébreu aussi.
      Qui arnaque qui ?
      ————————————————————–

      DERNIER POINT, mais pas le moindre…
      Je considère qu’il est de la dernière inélégance que vous vous cachiez sous un pseudo qui est le nom d’un site (« métonymie trompeuse »), où vous apparaissez également sous un pseudo (sous le prétexte fallacieux que vous avez été chargé de cours dans une école de l’État) pour m’agresser avec la plus grande violence – moi qui ai l’honnêteté et le courage d’écrire sous mon vrai patronyme – d’abord sur le blog où j’écris (où vous avez pris l’initiative de vous inviter, ce que je ne fais dans le vôtre que parce que vous m’y insultez) puis (prétextant une soi-disant censure) sur le vôtre.

    2. On va commencer par les attaques à la personne d’un pion rageur :
      ===============

      René Guyon
      Je considère qu’il est de la dernière inélégance que vous vous cachiez sous un pseudo qui est le nom d’un site (« métonymie trompeuse »), où vous apparaissez également sous un pseudo (sous le prétexte fallacieux que vous avez été chargé de cours dans une école de l’État) pour m’agresser avec la plus grande violence –

      Comme quoi nous n’avons pas l’élégance placée au même endroit. Moi je trouve normal d’exprimer une position collective par le nom du blogue quel que soit le rédacteur qui s’exprime. Nous sommes plusieurs hébraïsants sur ce blogue ; aussi, il est pour le moins aventureux de croire sans vérifier tout ce que dit Monsieur Lévy (dont il semble que vous n’ayiez pas remarqué qu’il ne connait pas un mot d’hébreu)

      En revanche, je trouve de la plus grande inélégance de se donner pour hébraïsant quand on ne maîtrise pas bien la technique comme vos remarques le prouvent, une fois de plus, ci-dessous.

      René Guyon
      moi qui ai l’honnêteté et le courage d’écrire sous mon vrai patronyme – d’abord sur le blog où j’écris (où vous avez pris l’initiative de vous inviter, ce que je ne fais dans le vôtre que parce que vous m’y insultez) puis (prétextant une soi-disant censure) sur le vôtre.

      Je ne vois pas en quoi corriger une copie fautive est insultant ? D’une part, cela vous rend service : vous apprenez quelque chose et d’autre part cela rend service à vos lecteurs : ils savent que la guématrie pour expliquer le NT cela ne vaut pas tripette, pas plus que les tarots.
      En fait, vous êtes libre d’interpréter comme vous voulez pour votre usage personnel mais quand vous tentez de faire passer ses croyances pour du savoir, vous méritez d’être épinglé comme il convient.

      Qunt au fait de « m’inviter » sur votre blogue, je rappelle que les commentaires dans un blogue sont fait pour que le lecteur dise ce qu’il pense de l’article. Je pense que vous dîtes des bêtises et je dis pourquoi. Comme mes arguments sont confirmés par « la Bible des dictionnaires d’hébreu », je ne vois pas comment ils pourraient être infirmés par quelqu’un qui pense que l’alphabet hébreu a 28 lettres et ne sait pas reconnaître l’usage du daguesh pour d’utres buts que les sons durs et les sons mous.

      René Guyon
      Je constate aussi que la première phrase de vous que j’ai citée ci-dessus est pratiquement exactement celle qu’a écrite un(e) pseudo Addacat, « gendarme » sur Wikipedia dans la discussion ouverte par les modérateurs du site à mon propos. La seule différence est qu’en modifiant (pour y introduire la notion d’« arnaque ».) le début de la phrase « pompée » (avec son accord, à ce que vous dites)

      Ben écoutez ? « à ce que vous dîtes » est proprement un procès d’intention. Figurez vous que je suis en relation avec les quelques rédacteurs honnêtes et sachant ce qu’ils disent sur wikipédia et qu’ils ont fort à faire pour empêcher des fantaisistes de votre genre de remplir ce projet d’encyclopédie avec toutes les déclarations les plus farfelues de n’importe quel gourou en mal de publicité.

      Je dirais même que c’est un prêté pour un rendu. Vous ne pouvez pas savoir combien de fiches de lectures je fais à ces quelques rédacteurs honnêtes ni combien de fois ils les posent textuellement dans les articles.

      Pour votre gouverne, Addacat n’est pas modérateur. En revanche, elle est hébraïsante confirmée, ce qui la différencie de vous.
      ========================
      Maintenant, on psse aux choses sérieuses

      René Guyon
      Le vav « souffre un exception » parce que cette bénédiction est une énumération de 6 verbes (3 versets de deux verbes chacun, dans un balancement parfait). Il s’agit de 6 souhaits, qui sont en hébreu des verbes à l’inaccompli (quelque chose comme un futur).

      C’est là qu’on comprend que vous n’avez pas appris l’hébreu ou lors tout seul dans votre coin sans jamais rencontrer quelqu’un qui corrige vos erreurs.

      1) si ce n’était que ma théorie, vous pourriez critiquer comme vous le faîtes mais il se trouve que ce que vous nommez ma théorie est confirmée par le BDB Thayer et l’abrégé de grammaire que vous trouverez sous le lien.
      2) assimiler l’inaccompli au futur est pour le moins réducteur. N’importe quel prof’ vous dirait que ce sont tous les temps « potentiels »
      3) je constate que vous récriminez pour n’avoir pas lu correctement. C’est ce qui se passe quand on est un pion rageur qui n’accepte pas la critique. Relisez calmement ce que j’ai vraiment écrit sur le mécanisme du vav conversif qui fonctionne dans les deux sens.
      4) Vav-yod, c’est indubitablement un inaccompli converti et cela ouvre des perspectives sur la nature de cette bénédiction.

      Très franchement, il ne manque pas de bon cours d’hébreu gratuit dans votre région et si vous voulez, je vous trouvereai des adresses.

      René Guyon
      En revanche, on trouve en 1R 8,63 (repris en 2Ch 7,5) sinon ce mot, du moins une forme verbale qui lui ressemble : il s’agit de vayachenekhou (ou je garde le kh pour translittérer le kaph sans daghesh, utilisant ch pour le chet).
      Je rappelle que vous avez écrit : « d’autant que le radical du verbe est “het-noun-noun” », puis je note quand même tout de suite une différence. Le mot ne se termine pas par un kaph (pronom personnel masculin à la 2e personne du singulier), mais par un vav prononcé ou et n’a pas de daghesh dans le noun.

      Encore une fois, vous avez mal lu trop préssé de trouver des erreurs dans mes dires. Mais comme j’avais compris le fonctionnement du personnage, pensez bien que j’ai vérifié deux fois plutôt qu’une.

      1) je n’ai pas donné le verbe auquel je comparais. J’étais persuadé que vous alliez tenter de trouver une parade à la noix. Comme de juste ! J’ai juste dit que le verbe était au hitpaël et vous n’avez pas trouvé le verbe au hitpaël, fournissant là une nouvelle preuve que votre connaissance de l’hébreu est « cosmétique »
      2) si vous aviez lu ce que j’ai vraiment écrit, vous auriez noté que le renvoi portait sur la vocalisation « va » avec ce verbe HetNN. C’était une remarque toute grammaticale. Aussi tout votre baratin pour me prouver que j’ai tort tombe une fois de plus à l’eau dans un grand flop.

      René Guyon
      Parce que – et c’est TRÈS IMPORTANT – le verbe de ce verset 1R 8,63 N’EST PAS LE VERBE chanan et N’EST PAS à la forme hitpaël, contrairement à ce que vous affirmez.

      Il n’est pas au hitpaël non plus en sorte qu’il semble dans votre discours que, quand vous vous gourez, c’est moi qui suis dans mon tort. Vous confondez un radical HetNN avec un radical HetNK parce que vous ne savez pas reconnaître un hitpaël et vous tentez de me faire croire que je dis des bêtises par dessus le marché ? Vous ne manquez pas de culot, n’est-il pas ?

      René Guyon
      Tout cela me semble inaccompli ; ce n’est pas l’agnostique que vous êtes qui me contredira.
      Et il y a bien une exception flagrante et nécessaire !

      Ben oui : « il vous semble » mais ce qui vous semble n’est ps forcément la vérité. Au vu de ce qu’on a vu (confusion de radicaux, omission de lettres, incapcacité de reconnaître un hitpaël), il n’y a pas photo : vous n’avez pas la compétence pour aller contre le BDB Thayer ni contre l’essentiel de la Weingreen compilé pour ses étudiants par un prof de Strasbourg. J’imagine que vous estimez en savoir trop pour avoir cliqué sur le lien ?

      Ceci dit, j’avais déjà remarqué que vous étiez inapte au débat sur des choses concrètes sauf à les transformer en conflit confessionnel. Votre remarque sur « l’agnostique que je suis » montre que c’est bien le cas. Ceci dit, vous ne savez pas lequel des hébraïsants de l’équipe vous répond… Ceci va de pair avec le fait de répondre à ce que vous croyez que j’ai dit plutôt qu’à ce que j’ai vraiment dit.

      René Guyon
      les frêres (sic) catholiques avec ce type d’enseignant.

      Bizarre, ce sic ? Vous exprimez vos doutes sur mes sentiments à l’égard de mes frêres romains ? Vous devriez cesser de juger les gens à partir de vos propres sentiments.

      Parce que moi, mes remarques portent sur des faits qui n’ont rien à voir avec la confession religieuse des uns et des autres mais tout avec des faits:

      * vous inventez un texte hébreu au NT (et même aux écrits latins des bollandistes, ce qui est un comble !)
      * vous commettez des anachronismes : vous croyez que la guématrie pour faire des rpprochements herméneutiques existe depuis toute antiquité lors que cet usage a été inventé par des chrétiens au 14ème siècle ; on comprend là que vous n’avez aucune notion d’histoire comparée des religions. Pour faire ce que vous faîtes c’est dommage.
      * votre connaissnce de l’hébreu est cosmétique mais cela n’empêche pas « d’enseigner » et pour défendre votre inconsistance de pratiquer l’ttaque à la personne. (Bon, ça, c’est normal : moins on a de fond plus on a besoin de s’en prendre à la personne)

      René Guyon
      Ma réponse :
      Effectivement, ceux qui vous lisent ici devraient commencer à se poser de vraies questions sur vos “compétences” et votre “dilettantisme” ; et les frères catholiques à qui vous avez la prétention d’enseigner l’hébreu aussi.
      Qui arnaque qui ?

      Et bien écoutez ? Ceux qui m’emploient sont contents. Ils m’ont renouvelé mon contrat plussieurs années de suite et se demandent avec intérêt le programme que je vais donner à la rentrée. Et j’ai même été visité par le prf’ d’hébreu et d’ougaritique du séminaire d’Issy les Moulineaux (un sulpicien) qui m’a secoué la main avec tant d’enthousisme que je m’en suis souvenu 4 jours.

      Et puis, moi, je suis tranquille : au vu de ce que j’ai relevé dans ce seul commentaire, mes lecteurs n’ont aucun doute sur le lieu d’où vient l’arnaque🙂


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