Dieu n’existe pas !

De négation cette expression est-elle devenue affirmation ?

Ce qui s’affirme sans preuves… blablabla… On connaît tous ce slogan publicitaire cher à certains athées…

Concernant le slogan publicitaire, il ne m’énerve pas… C’est l’utilisation faite qui m’ennuie ; l’athée militant s’en sert à mauvais escient, comme d’une excuse pour pouvoir affirmer sans preuve sa croyance. Quand un croyant dit « Dieu existe« , on peut lui ressortir cette expression… Mais quand un athée, vient de lui même dire « Dieu n’existe pas » alors que personne n’a rien dit sur l’existence de Dieu, c’est une affirmation et non une réfutation

Mais comment expliquer que ce « Dieu n’existe pas » est employé à tout bout de champ par certains ? A trop employer cette négation, ne devient-elle pas une affirmation au même titre que « Dieu
existe
« , donc une croyance « comme une autre »?

Je fais un petit saut dans le futur.r J’imagine que l’on va me répondre un truc dans le genre : »Dire Pikachu n’existe pas est donc aussi une croyance dans ce cas » sauf que personne de rationnelle 🙂 ne dit « Pikachu n’existe pas » à longueur de journée… Bref, l’athéisme est censé être « l‘absence de croyance« , cette absence de croyance peut-elle s’exprimer par une « affirmation-négative » ?

Le souci dans cet argumentaires, quand on me les oppose, c’est qu’il s’adresse au croyant… Ouaip, ça peut choquer, mais je suis athée

Ensuite, si je saisis bien ce raisonnement, il se place « philosophiquement » (enfin, si l’on peut appeler cela de la philosophie) à l’opposé des croyants. Si un croyant croit que « Dieu existe« , automatiquement et par contradiction, l’athée de rubrique vient lui dire « non, il n’existe pas« . C’est un peu enfantin. D’où vient ce désir de contradiction ?

En France, nous sommes relativement libres ; personne ne nous impose de croire ou non. Pourquoi donc ce besoin d’exprimer sa non-croyance ?

  • Pour remettre le pauvre croyant perdu sur la bonne voie comme le disent certains athées ?
  • Parce qu’on ne vivrait que par la contradiction ? si une communauté de Pikachistes arrivait sur un forum, doit-on répéter « Pikachu n’existe pas » toutes les 30 secondes ? Ce serait idiot.

Mais c’est du simple prosélytisme débile tout comme les salafistes et les évangéliques le font !

Les exemples typiquement athées « Père Noël« , « licorne rose invisible »..nient
un objet défini, ce qui n’est pas le cas de Dieu. C’est un peu comme nier Pikachu, c’est nier un « objet matériel« … à la rigueur nient-ils un Dieu particulier. Déjà, l’emploi du singulier montre bien
que cette afirmation vise les monothéismes.

C’est assez simpliste, je trouve. Si l’on part du principe que l’athéisme est une absence de croyance, il n’a pas besoin de s’affirmer. L’affirmer, c’est faire de l’athéisme une croyance en l’absence de quelque chose.

Kî, athée

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Le pape François est-il le « libéral » que les médias nous montrent ?

Selon "The Telegraph", un article du Dr Stanley nous signale la bulle du 21 mai 2013 dans laquelle il excommunie un prêtre néo-zélandais ayant soutenu le mariage gay et l’ordination des femmes.

Rien à voir avec le débat sur la législation civile récemment passée en France.

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Pourquoi l’athée « bas-de-gamme » croit qu’il faut avoir une religion pour être prosélyte ?

Plutôt que « bas de gamme« , j’aurais employé « athée militant« , mais force est de constater, chez les athées comme chez les croyants, que celui qui prosélyte est souvent « bas de gamme »

.

Bref, Ces athées qui militent sont des « antithéistes » ; à la manière des missionnaires, ils essaient de
« convaincre » les croyants (ou tout le monde) que « Dieu » n’existe pas.

Je me permets de citer wikipedia, car une définition me plait bien :

Greg Epstein, de l’université Harvard, définit que « si l’athéisme est une absence de croyance en un dieu, l’antithéisme est la recherche active des pires aspects de la foi en un dieu, dans le but d’en faire une représentation de cette religion. L’antithéisme cherche à blâmer et à extraire les croyants de leur religion, en mettant en avant la stupidité de leurs croyances en un dieu. »

Et c’est exactement cela, si l’on prend certains « athées rationnels » ou « rationalistes » militants sur les forums, ils prennent comme stéréotype les croyants fondamentalistes/littéralistes pour montrer que « croire en un Dieu est idiot« .

Pour cela, ils vont nous parler des créationnistes, des chevaux qui volent, des mecs qui marchent sur l’eau…etc… Ne voyant, comme le fondamentaliste, que des faits qui se veulent réels (matériels), là où la majorité des croyants voient des
allégories, des images…etc…

Ce qui me fait marrer, ce sont les questions du type :

  • « Pourquoi la bible ne parle pas des dinosaures ? »
  • « Pourquoi le coran ne parle pas de la Pangée ? »
  • etc…

Avec ce genre de questions, on se rend compte qu’ils ne comprennent rien… En fait, pour être vu comme « véridique » par ces personnes, les livres dits saints devraient être des encyclopédies, mais pas n’importe lesquelles, des encyclopédies avec le savoir de notre présent…Leur dire que ceux qui ont écrit ces livres l’ont fait avec leurs connaissances, avec des mythes transmis depuis des générations, avec leur culture…etc… Cela ne sert à rien.

Je ferai encore une fois un parallèle avec les croyants fondamentalistes. Ici, l’on a droit aux « miracles scientifiques du coran » (j’ai rarement vu de « miracles scientifiques de la bible »), ils font la même chose…

Ils se rattachent à une science moderne pour raisonner leur croyance ou croyance négative… .Celui qui dit « la science prouve qu’Adam et
Eve n’ont jamais existé donc Dieu n’existe pas
 » est l’équivalent de celui qui tord un verset pour nous dire « le coran parle du bigbang, donc le coran est vrai donc Dieu existe« … Bref, ce sont des prosélytes, des fondamentalistes…

Ce qui me « choque » le plus est que même en ne croyant pas, l’on peut voir une part de poésie, de philosophie…etc… dans les livres dits saints… Mais eux en sont incapables, ils ne voient que du faux… C’est assez
triste…

Encore une fois, j’ai fait une réponse qui part dans tous les sens

Kî, athée, 14 mai 2012

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L’athéisme populaire est arrivé !

On a tout à fait le droit de croire que les religions sont des sornettes. Évidemment, quand on le dit en public, on s’expose à la critique ; on montre qu’on ne peut pas en percevoir les intérêts culturels au prétexte qu’on n’y croit pas. Le prétexte est mince car nombre de religions auxquelles « je » (mis pour « on ») ne crois pas me semblent « diablement » intéressantes et véhicule de cultures voire de culture.

Revendiquer « un QI en moyenne supérieur à celui des croyants« 1 est une constante de l’athéisme populaire. Quoique le QI soit très discuté par les scientifiques, ça ne mange pas de pain de s’en targuer comme d’autres se targuaient d’avoir des ancêtres.

Ce sentiment de supériorité, exposé par les athées prosélytes tels que représentés dans les forums,  ne provient que de la branche fondamentaliste, celle qui affirme « on est les champions, on est les champions parce que nous, on est basés sur la science« . On se demande de quelle sorte de légitimité « supérieure« , il s’agit là parce que, dès qu’on gratte un peu, on se
rend compte que nombre de « sciences » échappent à ces champions du QI.

  • la littérature qui permet de distinguer le mythe de la fadaise,
  • la philologie (qui permet de comprendre quand une « personne » est un individu et quand elle n’est qu’un masque),
  • l’histoire, dont chacun sait qu’elle ne devient science qu’au 19ème siècle,
  • la sociologie des religions qui renseigne sur l’éventail des courants disponibles,
  • la géopolitique qui contredit le dogme athée que les religions sont à l’origine de toutes les guerres,
  • la philosophie qui permet de comprendre pourquoi les affirmations « Dieu existe » et « Dieu n’existe pas » sont une seule et même croyance vue sous deux angles différents.

Depuis que les humanités ne sont plus enseignées, l’athéisme populaire n’est plus basé ni sur la science ni sur la raison mais sur la crainte d’être dupe et l’affirmation que l’autre est dupe. D’où le sentiment de upériorité ! Si l’autre est dupe, « on est les champions, on est les champions« . On affirme un numéro d’eulogie (dire du bien de soi en disant du mal des autres) dans lequel l’athée radicalement inculte ne se rend pas compte que si le croyant est aussi nèfle qu’il vient de le dire il n’y a
pas grand mérite à être un champion. Si tel est le modèle de l’être rationnel et du QI flamboyant, je préfère franchement être
croyant quitte à passer pour un imbécile.

Une belle brochette d’athées répondra « qu’ils ne se sentent pas supérieurs mais« . Après le « mais » viendront les items sur lesquels ils se sentent effectivement supérieurs.

Certains ne s’adressent à leurs interlocuteurs croyants qu’à la manière d’un instituteur dans une cour de récréation (« Mon grand« ) et déclarent sans rigoler « les monothéismes récusent tous l’évolution, c’est comme ça« . Le « c’est comme ça » est d’autant plus savoureux que les faits dont témoignent les documents plus ou moins anciens, contredisent cette affirmation péremptoire. D’autres présentent de beaux cas de « dissonance cognitive » en cela qu’ils ne peuvent analyser leurs propres écrits essentiellement composés d’insultes et d’idéologie,
donc de prosélytisme..

Le triangle mimétique de Girard

Le triangle mimétique de Girard entre croyants et athées fonctionne peut-être aussi.

  • Le croyant a la foi et l’athée ne comprend pas ce que c’est. Il est donc bon de dire que c’est des sornettes ou que « Dieu c’est comme le père noël : ça n’existe pas« , d’autant que le croyant est embarrassé pour la décrire. Le principe est simple : le croyant dispose d’un truc que l’athée ne parvient pas à « réduire » ; il lui faut donc le détruire.

A la limite, l’athée, cette fois-ci au delà de la frange radicalo-inculte, tentera de montrer que la religion du croyant n’est pas le fruit d’un vrai choix »puisqu’héritée des parents« . Il omettra, pour la circonstance, la crise d’adolescence et d’opposition aux parents et la sociologie qui montre qu’une religion, même transmise, n’est pas chose immuable ; par exemple, il y a un monde entre le catholicisme décrit par Michel Onfray (qui en est resté au catholicisme d’avant Vatican-II) et celui professé de nos jours (même si les courants les plus bruyants se composent de catholiques-charismatiques et de catholiques 5Pi10)

l’athée radical se targue

  • d’avoir « la liberté de pensée,
  • de ne pas être endoctriné,
  • d’être libre de baiser comme un
    bouc
  • et de bouffer jusqu’à se faire péter la sous-ventrière ».

Il espère bien par là faire envie au croyant et le mettre dans un état de frustration. Cela marche assez bien avec les fondamentalistes qui s’inventent des obligations et
des interdits que la religion « en version historique » n’exige pas ; ils transposent donc ces libertés revendiquées comme un « monopole athée » en immoralisme.

Réciproquement, il est pas plus possible d’enseigner à un athée rosélyte que, contrairement à un dogme athée bien connu, toutes le religions ne sont pas « basées sur le dogme » que d’enseigner
à un musulman prosélyte que la trinité n’est pas décrétée à Nicée, mais plus tard.

Est-il philosophiquement libre celui qui a besoin, pour s’entendre exister, de se sentir « supérieur » à un quidam au seul prétexte que son monde philosophique est différent du sien ?

Pharisien Libéré 21 fev 2012

si vous avez le temps de penser

notes

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Humour et prédication

Amis chrétiens : Pourquoi ne percevez vous pas comme une injure ce genre de « sermon« ? Je viens de regarder ce « sermon »avec des proches chrétiens qui mourraient tous de rire. Aucun d’eux ne l’a perçu comme une insulte ou un blasphème. En le regardant, ne vous sentez vous pas insulter dans votre foi ? Si non pourquoi ! ?

(suite…)