Les évangéliques ont-ils le sens de l’éthique ?

S’il s’agit de refuser l’IVG, de propager l’homophobie, il n’y a pas de doute ces églises se sont rendues célèbres pour leur activisme sur ces sujets, en parlant haut de »morale » S’il s’agit de propriété intellectuelle, il semble que sur ce sujet, on soit moins chatouilleux.

BlogDei, le blogue du site chrétien américain Vox Dei, ne recule devant aucun larcin. J’ai retrouvé copié et collé ici, l’un de mes articles concernant Wikipédia.

Personne n’a songé à me demander l’autorisation de publier ! Bien sûr, pas de lien sur le blogue pillé, pas de date de première publication ! Ces gens-là ont-ils une morale ?

Et bien sûr : pas moyen de poster un commentaire sans être connecté, donc enregistré donc fliqué !

ajout du 25 mai

En fait, il y a bien un lien vers « la suite« . Toutes mes excuses sur ce point.

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l’ignorance est-elle une preuve d’orthodoxie ?

Les églises fondamentalistes américaines, et la plupart des églises évangéliques, récusent toute exégèse « moderne », c’est à dire basée sur les mêmes sciences humaines que celles utilisées pour toutes oeuvres littéraires auxquelles s’ajoutent la confrontation avec l’histoire et l’archéologie. On peut donc dire qu’elles privilégient l’ignorance  ; à noter que le prosélytisme musulman1 et l’athéisme2 partagent ces vues pour des raisons idéologiques fondées, elles aussi, sur l’ignorance

C’est assez normal si l’on considère que les églises conservatrices se constituèrent en « fondamentalisme » entre 1885 et 1895 pour lutter sur 2 fronts qui leur faisaient diablement peur :

  • *celui de l’exégèse allemande qui, depuis 1848 avait engagé des recherches telles que la Quête du Jésus historique ou la théorie documentaire en quoi elles voyaient une « destruction de la foi« 
  • *celui de l’infaillibilité pontificale décrétée à l’issue de la faillite du concile de Vatican I, qui privilégiait une interprétation autoritaire contre le travail des exégètes. Par ricochet, il entravait la liberté du travail universitaire quand le chercheur était ecclésiastique comme le montra la fondation de la Commission Biblique Pontificale3 suivi de la crise moderniste.

L’invention de « l‘inerrance verbale » est l’outil de la crise moderniste dans le protestantisme du 19ème siècle que le néo-conservatisme a contribué à relancer.

Toutefois, le meilleur exposé de la relation intrinsèque entre la volonté d’ignorance et le littéralisme est donnée par l’ami Daras. Il fait cela en deux temps :

Notes

  1. 1- Voir « Sola Scriptura et rien d’autre ! » par le Collectif Sahab-ed-Dine du 21mars 2011 sur le site « l’islam – défie le christianisme » qui prétend enseigner le flamenco aux gitans et le christianisme aux chrétiens.
  2. 2– Voir « croyances athées« 
  3. 3- Dont les décisions de 1902 à 1933 ont été invalidées par la recherche universitaire
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Merlin annonçait Jeanne d’Arc, héroïne gauloise

Ce titre fait référence à la construction du roman national de Henri Martin dans son Histoire de France. Il compacte des réalités diverses, en particulier dans l’utilisation du mythe gaulois, pour en faire une identité nationale.

La construction identitaire musulmane, quand elle tente de faire entrer  Mahomet dans la Bible, semble appartenir au même principe si l’on en croit l’article de Exégèse et Théologie : Deutéronome 18.15,18 fait-il référence à Mahomet ?.

On en vient à se demander si Mahomet serait moins prophète si ses adeptes ne parvenaient pas à trouver moyen de l’insérer dans la Bible ou dans les écritures hindoues comme le fait ce site de prosélytisme « Dawa Center » dont le sous-titre est « utiliser la Bible pour propager l’islam« . On ne peut être plus clair.

Mais le plus amusant est que le webmestre de « Exégèse et Théologie » a démaré son analyse sur un article de wikipédia : « Annonce de la venue de Mahomet » (consulté le 25/10/2009) ! Quand on se reporte à l’article original, on se rend compte qu’il ne s’agit pas d’un article encyclopédique mais purement et simplement d’un article de « catéchisme » musulman dont toute évaluation critique est absente. En particulier, autant l’injonction de donner des sources précises est constante, dans les sujets concernant le christianisme, autant personne n’a songé à évaluer dans cet article, l’utilisation de l’argument d’autorité. On invoque d’un seul jet :

« Ahmed Deedat, Rahmatullah al Hindi, le Pr Hamidullah et d’autres savants du monde musulman »

sans être capable d’attribuer à chacun ce qui lui revient dans le développement de l’article.

Le plus amusant, sans doute à l’insu de son rédacteur, est la mise sur le même plan de « Ahmed Deedat, Rahmatullah al Hindi, le Pr Hamidullah »

  • Ahmed Deedat est un cheikh autoproclamé qui quitta l’école à 16 ans pour devenir vendeur de meubles, puis devint un prédicateur spécialisé dans la conversion des chrétiens avec pour tout viatique les cours de lecture biblique donnée par un certain Fairfax avec des leçons sur « la manière de convertir les chrétiens ». Deedat devint un propagateur de haine.
  • Rahmatullah al Hindi, est un « savant musulman » indien dont les spécialités sont le droit musulman, les mathématiques et la médecine. Il maîtrise l’arabe, le persan et l’ourdou. Aucun diplôme, aucune année d’obtention, aucune université n’est indiquée, dans sa biographie. Néanmoins, il devient « mufti et d’enseignant de la charia » sans autres études religieuses que l’éducation traditionelle. Selon ses souvenirs[1], en 1854, il aurait soutenu une controverse face au pasteur Karl Gottlieb Pfander, missionnaire lutéhrien du courant piétiste. La controverse aurait tourné en défaveur de Pfander.
  • Le Pr Hamidullah est bien plus interéssant. C’est un indien, diplômé de droit international, pratiquant de nombreuses langues [2]et il est l’auteur d ela première traduction du Coran en français en 1959. Dans sa micro-biographie, le site de Medi AzaIez ne reprend pas de l’article de wikipédia les affirmations qu’il serait diplômé de nombreuses universités européennes (Bonn, Sorbonne) mais indique « Il est intégré comme chercheur [3] au CNRS de 1954 à 1978 où il participe aux recherches sur l’orientalisme aux côtés de Louis Massignon et Jacques Berque à qui il apporte la contradiction. ». Et comme la source de la micro-notice biographique est wikipédia, on ne saura jamais sur quels points portait cette contradiction.

Au vu du cursus de ces 3 « savants musulmans« , on se demande ce qui fonde leur « autorité » pour attester que Mahomet serait « un nouveau Moïse » attesté dans le Deutéronome. Mais les néo-salafistes, eux, les croient et entendent le faire croire !

Finalement, je me demande si la différence principale entre les « savants musulmans » quand ils se préoccupent de Bible, et les savants européens quand ils se préoccupent de Coran, ne tient pas au fait que les second, maîtrisent l’arabe, l’araméen, le syriaque et d’autres choses encore qui sont utiles dans cette étude?

notes

  1. Le récit d’en face dit que le débat tournant au vinaigre, le pasteur Pfander décida de s’en retirer mais que nombre de ses auditeurs
    dont les soufis Imad ud-din Lahiz et se convertirent au christianisme.
  2. à l’exception de l’hébreu, du grec, et de l’araméen si utiles pour l’étude de la Bible tant d’un point de vue scientifique que théologique ! Il partage ces exceptions avec les deux autres « savants musulmans » retenus comme « autorité« .
  3. Cette collaboration de plusieurs années est un des épisodes de sa vie en France, avant qu’il ne parte aux USA où il est décédé. Cette collaboration scientifique s’est faite avec le soutien au moins institutionnel du CNRS, toutefois Hamidullah n’avait pas de poste au CNRS. Maxime Rodinson (Mahomet, p.241) : montre quelques biais apologétiques du savant professeur.

Voir aussi

Mais pourquoi donc les musulmans falsifient-ils la Bible ?

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Books, un site qui lit des livres

Au passage, Books tient une rubrique « Wikigrill »  qui fait analyser les articles de wikipédia par des universitaires et des chercheurs spécialistes de la discipline considérée.

Le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne sont pas tendres. Sous le lien mis ci-dessus, se trouve l’article sur les Macchabées analysé par Maurice Sartre. Il s’intitule « Des Maccabées très sulpiciens ! »

Outre la partialité et les luttes d’influence, les chercheurs soulignent la superficialité des articles, leurs plans aléatoires (dûs au corrections sauvages et aux luttes d’influence), les bibliographies impressionnantes dont le contenu de l’article révèle qu’ils n’ont pas été lus.

Le plus marrant se situe dans les commentaires où une floppée de « wikipédiens avertis », en particulier, une certaine « Adrienne Alix », défendent mordicus le processus de construction des articles et tentent même de donne à croire que le scientifique convoqué approuve le fond de l’article même quand son texte, juste au dessus, corrige les approximations.

Et dire que ces articles viennent en tête de recherche sur Google par la magie des accords commerciaux entre entreprises ! C’est donc le moment de chercher dans wikigrill ce que vaut l’article que vous vous apprêtez à pomper pour remplir un devoir au lycée ou au collège.

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Humour involontaire

L’un des membres du projet « sectes » sur wikipédia fait de l’humour involontaire.

Bien évidemment, ce spécialiste wikipédien n’est pas très au fait des critères déterminants si tel groupe cultuel ou non peut prétendre au titre de sectes. Le rapport de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, (Paris;La Documentation française;2008) montre que celles-ci ne font plus dans la spiritualité mais dans le développement personnel et la formation.
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