Et il vit que cela était très bon !

un truc tout nouveau et qui vient de sortir sur WIKIPEDIA, un nouveau panonceau qui dit :

Cet article a une forme trop académique. La forme ressemble trop à un extrait de cours et nécessite une réécriture afin de correspondre aux standards de Wikipédia. N’hésitez pas à l’améliorer.

Voir soi-même sur l’article Crise moderniste

  • D’un côté, je suis content pour les deux auteurs principaux qui ont bossé dessus contre vents et marrées traditionalistes catholiques (dont inénarrable adminstrateur Michelet), d’autant que cet article n’a jamais été présenté pour les articles « de qualité » mais qu’une évaluation externe le qualifie
  • De l’autre côté, si je comprends le panonceau, il faut amocher l’article pour qu’il corresponde au standard de wikipédia ?

Cela ne m’étonne pas : il est trop bon pour cette mafia. Toutes nos félicitations aux auteurs, surtout les bannis !

Published in: on 6 novembre 2014 at 3:25  Comments (3)  

Christologie et panier de crabes

La christologie sur wikipédia et plus largement la religion, focalise le panier de crabes pour 2 raisons :

  • les contributeurs athées croient qu’il n’y a pas de savoir disponible sur les religions, que tout y est affaire de croyance, de dogme et que, par conséquent, tout ce qu’en dit un participant croyant est un POV1
  • les contributeurs croyants, numériquement les plus nombreux sont les catholiques et, depuis 3 ans, les musulmans. Il se trouve que, pour des raisons historiques (voire théologiques), ils sont les moins formés à la connaissance laïque du fait religieux

Par exemple, on eut cette année une destruction de l’article christologie qui bénéficiait d’un plan thématique incompris par les catholiques.

  • Pour les catholiques, l’élagage historique des christologies non trinitaires est un acte de progrès vers « la vraie doctrine« 
  • Pour les historiens du christianisme, toutes les christologies chrétiennes ou non chrétiennes ont droitégal de figurer dans l’article.

Pour quelques wikipédiens de tradition catholique, religion hiérarchique et dogmatique dans son concept, il fut regrettable de constater que l’auteur principal de la version la plus stable avait mélangé les christologies catholiques et protestantes du 20ème siècle. L’impensé radical qu’on ne mélange pas la vraie doctrine avec l’hérésie et la mentalité de supporter de football ont présidé à la séparation en deux listes de penseurs, les uns catholiques et les autres protestants. Par construction, le catholicisme étant « dogmatique » et les protestantismes européens du « libre examen », il est apparu que la liste des penseurs protestants de la christologie était plus longue. L’article fut remanié parce que, selon l‘entrepreneur de la démolition , il aurait fallu le ré-intituler « christologie du protestantisme« .

Ce contributeur s’est donc chargé de remédier à cet exposé panoramique des christologies

  • en fourguant les paragraphes sur les typologies christologiques dans « christianismes anciens » sans savoir si ça s’intégrait dans le plan,
  • en déportant les christologies protestantes dans protestantisme libéral (peu importe si les théologiens concernés sont libéraux ou néo-barthiens).
  • En 2010, les christologies non chrétiennes avaient déjà été virées de l’article en sorte de ne pas mélanger les torchons avec les serviettes selon l »idéologie exclusiviste qui sert de théologie au moins disant culturel devenu la norme2 sur wikipédia.

Au bout de quelques semaines et fort peu de résistance, grâce au plan chronologique, on obtient maintenant une marche triomphale vers le progrès trinitaire byzantino-catholique et plus aucune trace du foisonnement des interprétations ni de leur pôles structurants. Évidemment, ils ne savent pas où classer certains pères de l’Eglise vu qu’ils ne les ont pas lus et qu’ils ne connaissaient ni la perspective ni les articulations du plan thématique qu’ils ont détruit.

Laissons donc parler ceux qui savent de quoi ils parlent même si leurs discours sont clairement marquées par leurs orientations confessionnelles respectives :

  • « les 30 glorieuses de la christologie (1968-2000) », sous la direction de Bernard Sesboué sj. chez Lessius qui expose les théologies catholiques de ces 40 dernières années, y compris les dissidentes dont celle de Hans Kung « peu connu pour sa christologie » (dixit l’entrepreneur de démolition)

et les christologies dont les censeurs ne veulent rien savoir ni voir dans les livres qu’ils n’ont pas lus

  • celle de Harnack vue par un opposant,
  • celle de Schweitzer vue par un évangélique,
  • celle de Bultmann commentée par Chris Tilling , un « évangélique libéral » courant théologique qui n’existe qu’en Allemagne,
  • celle de Tillich, par un thésard du Princeton Theological Seminary,
  • etc….

La meilleure version est donc celle du 4 aout 2013 à 9:56.

Notes

1 Jargon : Point of view : subjectif et non scientifique

2 Cf. en page de discussion, la question sur la légitimité d’y évoquer la christologie angéologique des TJ

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Voir aussi

Contribution sur Wikipédia, une guérilla ?

Histoire de blonde

Deux wikipédiens se disputent dans une feuille de discussion à propos de Marcion et des sources secondaires utilisables.

Le plus sérieux des deux propose d’utiliser la thèse de Adolph Harnack qui a longtemps dominé les études marcionites. L’autre, utilisateur Alexandre Rongellion, dont on remarquera qu’il affirme un penchant pour l’ésotérisme, répond :

Les éditions "labor et fides" sont les presses officielles du Vatican (dumoins catholiques). Il est loisible d’exprimer des opinions, et de toujours qualifier cette opinion, en révélant l’orientation gnoséologique de telle ou telle assertion et non pas de se retrancher derrière des arguments d’autorité. Vieille problématique dont on croyait avoir convaincu ses adversaires.–AR (d) 16 septembre 2010 à 16:32 (CEST) (sic)

On comprend que l’ésotérisme indiqué dans la page de l’utilisateur inclut le "complot du Vatican" (si c’est catholique, ce n’est pas bon) même dans une maison d’édition aussi protestante que Labor et Fidès. Il critique un livre qu’il n’a pas lu, si l’on considère que son adversaire exposait grosso modo, les positions de Harnack.

Sous un vocabulaire abscons faussement savant, se cachent ignorance (il n’identifie pas Harnack !)et manque de méthode puisqu’il n’a pas même consulté l’article de wikipédia consacré au cette respectable maison qui ‘aurait détrompé sur les supposées attaches catholiques de Labor et Fides..

C’est donc un pontifiant qui ne connaît pas grand chose sauf le prêche qu’il veut imposer en guise d’état du savoir.

Va t-il y avoir des "histoires de wikipédia" comme il y a des histoires de blondes ?

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Published in: on 20 septembre 2010 at 1:21  Comments (2)  

Alfaric, un mythiste au tournant du 19ème-20ème siècle (2)

l’introduction de cet article, se trouve sous ce lien

La méthode

Alfaric est résolument comparatiste comme on l’est en sont temps depuis Salomon Reinach (son Orpheus de 1909). Vu d’aujourd’hui, on pourrait nommer cela « comparatisme à la louche« . En quelque sorte, cela se ressemble, donc c’est la même chose.

On va donc exposer les thèses d’Alfaric en la matière. On discutera ensuite les options qui
semblent discutables. Chemin faisant, on apportera ce qui se fait et ce que se disent les universitaires de nos jours, si nécessaire.

Comparatisme et syncrétisme selon Alfaric

Il opère :

  • À partir des cultes à  mystères : Attis, Mithra1, Osiris et des autres « fils de Dieu »
  • A partir de 2 présupposés qui demandent à  être vérifiés(discussion, plus bas)
    fusionne les « mentalités »

  • Du fait de l’extension de l’empire romain, les nationalités s’effacent.

Et un troisième :

  • Que la conception du dieu s’unifie.2

Les autres apports à  la source du mythe conté dans les évangiles proviennent de sources juives et de sources esséniennes. Bizarrement, Alfaric distingue les juifs et les esséniens. En fait, comme ex-catholique, il a un modèle jacobin de la religion et ne peut concevoir un judaïsme au premier siècle plus pluriel que ça.

  • Les apports juifs consistent en l’attente du Messie3
  • Les apports esséniens se matérialisent dans le modèle du »serviteur souffrant« 4

(suite…)

wikipédia se ridiculise : impossible de présenter le mythisme pour ce qu’il est !

c’est un mythiste qui tente de défendre sa cause sur wikipédia, Frange, qui, le 1 novembre 2009 à 06:56 , déclare

là encore, la façon de présenter les choses influe sur l’interprétation. Dire (sans contextualiser) que ces thèses mythistes/mythologues ne sont pas publiées dans des revues, c’est pour moi comme pour les lecteurs de WP qui veulent se faire une idée, éssayé de disqualifier l’homme et ses idées dans une phraséologie blabla POV [1] proche (ou similaire en argumentation par le creux) du pharisien libéré. La poutrre dans l’oeil du voisinRien n’empêche des thèses sérieuses d’être publiées selon une méthodologie scientifique hors des revues (surtout à une époque comme 1900 – 1945 où le pouvoir catholique est influent au sein de l’université concernant les études sur les religions etc). j’ai sourcé mes ajouts et les publications des travaux d’historiens d’ Alfaric dans des revues à comité de lecture. (sic)

Et comme « le pharisien libéré » s’y trouve mis en cause, sans que ce garçon ait trouvé le courage devenir défendre ses théories dans l’une ou l’autre case de commentaires de ce blogue, cela vaut le coup de répondre, d’autant que l’argument « paille poutre » est issu des évangiles. Il semble assez incohérent chez un militant myhtiste.

la controverse

Voilà un garçon qui lutte donc mordicus contre les faits dont chacun sait combien ils sont têtus ! Il ne peut concevoir que la thèse mythiste est complètement démonétisée par l’université y compris par des chercheurs athées comme Charles Guignebert, dont, manifestement, il n’avait jamais entendu parler (faute de nom de rue, [2] sans doute ? )!
croyance athée sur la thèse du blackout (un article sous peu exposera ce qu’il en est d ela thèse du blackout durant la période)

Il défend la thèse du pouvoir catholique dans l’université laïque « en 1900-1945 », laquelle est un mythe athée !

  • par le choix de datation, il montre qu’il ne sait rien de la crise moderniste non plus que des travaux sur le Jésus historique dont les premières publications remontent au milieu du 19ème siècle et qu’elle ne s’achève pas en « 1945 » mais en 1961 (à l’ouverture de Vatican II)
  • il croit au « pouvoir de l’église catholique romaine », alors que, justement à cette époque, la prise de conscience de son impuissance à contrôler le savoir sur les origines des textes du christianisme crée la crise moderniste, Il avoue donc par là qu’il ne connaît pas la bibliographie sur ce sujet, ce qui ne l’empêche pas d’affirmer des opinions définitives, comme la plupart de ceux qui parlent en toute méconnaissance de cause.
  • il croit que l’église catholique a un quelconque pouvoir sur l’université alors même que la laïcisation du savoir commence dès 1810 en Europe, et que, en France, la création de l’EPHE VIème section témoigne contraire. En quelque sorte, ce croyant fait l’impasse sur le fait qu’à l’époque n’Europe n’est pas universellement catholique (spécifiquement, Guignebert se revendique athée), alors que les questions autour du Jésus historique sont européennes entre 1830 et 1933 !

La bibliographie donnée au bout du « Jésus » de Guignebert montre la fécondité des publications durant la période considérée, c’est dire qu’elle prouve le contraire des affirmations du militant.

Croyance idéologique sur la construction du savoir universitaire

Le savoir universitaire, en particulier en sciences humaines, se construit et s’évalue par la publication dans des revues « à comité de lecture » et par le débat qui s’instaure entre elles. Transformer un fait, qui peut être constaté par quiconque a un peu fréquenté l’université, en « phraséologie » est un tour de passe passe rhétorique visant à récuser un élément essentiel des méthodes du travail universitaire en « croyance » sans y parvenir.
Le savoir se valide selon l’impact des revues dans lesquelles les articles qui le révèlent sont publiées. et le nombre d’article qui les cite ; on tient compte du nombre de critiques positives ou négatives dans des revues de niveau comparable. Cela se nomme « le facteur d’impact« . Même si la chose n’a été quantifié que dans les années 1970, il est une réalité constatée au tournant du 19-20èm siècle quand se fondent la revue de Emile Guimet et celle de Gabriel Monod.

Si Alfaric n’a pas publié ses articles sur l’inexistence historique de Jésus dans les revues à impact de son époque, auxquelles son titre de Maître de conférence lui donnait un accès naturel, cela révèle qu’il savait combien ils seraient ridiculisés par ses pairs et, par là, ruinerait sa crédibilité universitaire. Or, le facteur d’impact des revues associatives (Union rationaliste et Cercle Ernest Renan) dans lesquelles il les publia se monte à « néant ».

Par ailleurs, Frange prend Mordillat (celui du duo Mordillat et Prieur, réalisateurs de la série « Corpus Christi ») pour un « théologien » et affirme que Finkelstein dans « la Bible dévoilée » donne de quoi appuyer les thèses mythistes !!! Il n’a donc pas vu les émissions auxquelles il fait référence, ni lu les livres des 2 journalistes et il n’a pas plus lu le Finkelstein et Silbermann qu’il invoque à titre d’argument d’autorité.

conclusion

Telle est la qualité moyenne du wikipédien susceptible de corriger letravail des experts s’il s’en trouve un pour s’aventurer sur wikipédia ! Et dire que wikipédia s’est fait 2 minutes de publicté sur France 2 pour affirmer sa « fiabilité » par la voix de Marie Drucker, il n’y a pas plus d’une semaine !. Dans l’exemple de France 2, il s’agissait de corriger une affirmation sans fondement sur l’animatrice (« miss Normandie en 1995 » ou quelque chose de ce genre) ; pour obtenir ce résultat, il suffit d’être en cheville avec un patrouilleur IRC ! Pour les sujets nécessitant des connaissances autres que « pipole », c’est autrement difficile de contourner les militants des fondamentalismes de toutes sortes, à commencer par cette catégorie méconnue : le fondamentaliste athée.

Le wikigrill de Books montre, au contraire combien wikipédia est peu fiable. Et, comme on le voit ici, as en voie de s’arranger.

note

  • Dans la « novlang » wikipédienne, POV désigne un point de vue « non-neutre » : bien évidemment, défendre le point de vue des historiens contre le point de vue militant (c’est à dire « croyant ») est bien un « point devue », mais c’est celui qui sied à une ncyclopédie. En revanche, ranger la croyance au niveau du savoir caractérise « le dogmatisme » qui est un élément du religieux. Frange défend donc le mythisme avec les argument du catholique qui rangerait la virginité perpétuelle de Marie au nombre des connaissances scientifiques en gynécologie
  • – Le wikipédien dérive, plus bas dans la page de discussion, sur la notoriété de « Charles Guignebert » en déclarant « qu’il n’y a pas de rue à son nom » ! Comme si cela avait un intérêt pour l’évaluation des travaux de Guignebert ! On donne rarement aux rues le nom d’historiens spécifiquement si leurs travaux ne construisent pas « le roman national ». Le nom des rues n’évalue pas la qualité des travaux des chercheurs mais la volonté politique d’icônisation de la personne proposée à la mémoire des résidents du quartier. Par exemple, les rues Lénine sont rares dans le 92.
  • indexation

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